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Asie : les grandes écoles françaises, un modèle qui s’exporte bien

Asie : les grandes écoles françaises, un modèle qui s’exporte bien

S’il y a un continent sur lequel se jouera l’ouverture internationale de nos grandes écoles, c’est bien l’Asie. Partenariats à gogo, ouvertures d’antennes françaises à destination des étudiants chinois, MCE vous prépare l’addition

Opération séduction en Asie pour la patronne du MESR Geneviève Fioraso: au cours des 3 dernières semaines, ce sont pas moins de 5 accords de partenariats qui ont été signés entre des facultés hexagonales et plusieurs de leurs homologues coréennes.

Quand les meilleurs établissements supérieurs d’ingénierie français et chinois jouent la coopération

Loins d’être lassés des allers-retours incessants de leurs délégations ministérielles en Chine ces mois derniers, les français semblent même en redemander. En témoignent les liens tissés entre Centrale Paris et l’Université de Beihang ou encore entre l’Institut Polytechnique de Grenoble – initiateur de l’Institut Franco-Chinois sur l’Energie Nucléaire et les Technologies – et la faculté de Sun Yat-Sen, d’après Les Echos.

La France compte en fait donner corps à de telles coopérations transnationales non pas en se contentant d’ouvrir des centres en Asie du Sud-Est mais en dupliquant à petite échelle son modèle d’enseignement supérieur. Ouverture de cycles préparatoires calqués sur les CPGE et de cycles ingénieurs français estampillés chinois, l’idée-clef est d’irriguer le terreau local sacrément fertile par un apprentissage venu bien de chez nous.

Une manne d’étudiants asiatiques qui représente une aubaine pour les plus grands groupes français présents en Asie

Cela fonctionne à la manière d’une franchise qui prête son image de marque en échange de contreparties. En-dehors de promouvoir le prestige national, ce qu’attendent les français est tout trouvé: répondre aux besoins en main d’oeuvre des groupes tricolores implantés là-bas et pas moins célèbres qu’Areva, Safran, Total, Airbus, Orange ou encore EDF…

Parmi les observateurs, la Conférence des Directeurs d’Ecoles Françaises d’Ingénieurs a exprimé ses inquiétudes sur un système ne protégeant pas à terme contre une nationalisation potentielle de diplômes, appartenant au savoir français et à son enseignement supérieur. Reste à déterminer si cette mobilisation générale débouchera véritablement sur le développement bilatéral qu’on nous a promis sur le papier.

T. C.

Sources : Les Echos, melty

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