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Sup de Co Amiens : la Cour d'appel de la ville instruit le procès de harcèlement moral des anciens dirigeants

Lundi 27 mai dernier s’ouvrait le procès en appel des ex-dirigeants de Sup de Co Amiens pour des faits de harcèlement moral

Le premier procès s’était tenu en mai 2012 : il retenait le chef d’accusation de harcèlement moral pour des actes commis et des paroles tenues à des membres du personnel de l’école entre les années 2006 et 2009. Pour ces faits, on avait alors condamné l’ancien DG Jean-Louis Mutte à 5 000 euros d’amendes et 8 mois de détention avec sursis.

Ce dernier estimait pourtant n’avoir rien à se reprocher en n’hésitant pas à déclarer «j’attends la relaxe complète, cette histoire n’a aucun sens, je n’ai jamais harcelé personne» au moment d’arriver au tribunal de la cour d’appel d’Amiens. Evincé de la gouvernance de l’école, l’homme est à présent prof dans le Var.

Les parties civiles, composées de 7 personnes, n’ont réussi à faire reconnaître ces faits que pour une seule personne. D’autant que les 3 autres accusés à savoir le directeur délégué Roger Davis, le directeur de l’ISAM – propriété de l’ESC – Georges Pouzot et enfin la directrice administrative de l’établissement Isabelle Mathieu. Ces derniers ont tous ont été relaxés à l’issue de la première instance mais doivent repasser en procès au même titre que leur ancien patron.

Un mort et 2 TS chez une autre employée

Président de la CCI d’Amiens et de l’asso de l’école, Bernard Désérable comparaîtra pour sa part au titre de personne morale pour la seconde fois. Les faits reprochés aux accusés ont abouti au suicide durant l’été 2009 d’une ancienne membre du comité de direction, Mireille Dimpre. Une autre assistante pédagogique faisait pour sa part 2 tentatives de suicide peu de temps après, en joignant à son acte une lettre dans laquelle elle expliquait ses conditions de travail devenues inhumaines sous la pression morale.

C’est au cours de la première instance que le ministère public avait mis en évidence un «management pathogène» impliquant «des manoeuvres délibérément vexatoires pour écarter des salariés qui ont cessé de plaire». Insatisfaites de l’issue de la procédure judiciaire, les victimes souhaitent désormais des peines à la hauteur du préjudice moral subi.

T.C.

Sources : 20 minutes, Libération, Le Monde

Photo DR : @AFP