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Bac 2013 : la répression s'intensifie envers les fraudeurs

Bac 2013 : la répression s'intensifie envers les fraudeurs
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Le baccalauréat 2013 sera plus sévère pour ce qui est de la triche, que les années précédentes. Effectivement de nouvelles mesures ont été prises, de quoi faire peur aux élèves, et les dissuader de faire de grosses bêtises qu’ils pourraient regretter

La fraude survenue en mathématique au bac scientifique l’année dernière a donné l’occasion au ministère de l’Education de prendre des mesures plus importantes en ce qui concerne la triche. Elles visent à remplacer le décret précédent de Luc Chatel, par un autre projet de décret proposé par Vincent Peillon et en vigueur le 12 juin. Comme MCE vous en parlait ici, Le texte soumis cette année au Conseil supérieur de l’éducation qui réunit des enseignants, des parents d’élèves mais aussi des lycéens, n’a été approuvé que par dix personnes. Un avis qui n’est bien entendu que consultatif.

Ce nouveau texte prévoit donc l’inscription au livret scolaire de l’élève, toute sanction en raison d’une fraude ou encore d’une tentative de fraude, contrairement à avant, où seul le blâme était inscrit sur le livret. Claire Krepper, responsable du syndicat enseignant Se-Unsa explique : On est puni pour toute sa vie d’avoir fraudé une fois au bac, pourtant le ministère a déclaré que la mention au livret scolaire serait effacée au bout d’un an.

Mettre en place un réel travail de sensibilisation

Désormais, lorsqu’un élève obtient son baccalauréat, il est possible que le bac soit retiré au fraudeur si la sanction arrive après la délivrance du diplôme. Le jury devra délibérer une nouvelle fois sur le cas de l’élève concerné et sur ses résultats : On a demandé pendant combien de temps on allait pouvoir poursuivre un candidat après la promulgation des résultats, en sachant que les copies sont détruites au bout d’un an, a confié Claire Krepper.

Yvan de Menthon, président de l’organisation UNL, n’est pas très favorable aux mesures qui ont été prises. Selon lui le plus important serait de mettre en place un réel travail de sensibilisation pour ne pas frauder plutôt que de brandir des menaces de sanctions.

A l’occasion de cette lutte contre la fraude Vincent Peillon s’est rendu jeudi 6 mai dans un lycée de Noisy-le-Grand pour aller à la rencontre d’une partie des étudiants sur les 650.000 élèves à passer le bac cette année. N’ayez pas peur de cet examen et ne commettez pas des actes délictueux a expliqué le ministre aux élèves, rappelant les conséquences que cela pouvait avoir sur leur scolarité.
Une occasion pour le ministre de l’Education nationale de rappeler aux élèves certains points importants, une dizaine de jours avant le début du bac.

Clémence Rouvellat

Photo CC @ANDY SACKS / PHOTOGRAPHER’S CHOICE / GETTY