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Ces étudiants qui snobent les villes de province

Ces étudiants qui snobent les villes de province

Aller tenter l’aventure en-dehors des frontières hexagonales, voilà qui motive plus d’un étudiant dans le cadre de ses études supérieures. Certains pourraient déjà commencer par oser passer le périph’

Nos régions regorgent de talents. Ce n’est pas un cliché, et pourtant l’adage pourrait bien être à la longue passé de mode si rien n’est fait pour ré-approvisionner nos provinces en jeune main d’oeuvre qualifiée.

En effet, si les provinces n’hésitent pas à offrir de nombreux places, notamment dans les rangs de l’industrie, la demande fait systématiquement défaut.

Qu’il s’agisse des sites Danone de Steenvoorde dans la Région Nord, de Villecomtal du côté de l’Aveyron ou encore de l’implantation Clermontoise de Michelin, dans les exemples que nous fournissent les journalistes du Monde, on peine à attirer son content de jeunes diplômés.

Jugement social et clichés

La faute au jugement social porté sur l’activité des villes secondaires par rapport à l’excellence et au dynamisme galvaudé des grands groupes ayant leur siège en plein Paris. Interrogée par Le Monde, une ex Sciences-Po parle ainsi du malaise familial qu’elle a créé en acceptant un job dans une concession Renault sur Angers.

Car si délaisser la capitale française pour une morte province est un stéréotype qui a la dent plus dure que prévu, s’exporter reste étrangement synonyme d’ouverture d’esprit et d’un sens aigu de la débrouille. Mais l’échange international reste, à l’échelle étudiante, suffisamment balisée et concentrée sur les mégalopoles pour éviter trop d’écueils.

C’est ainsi qu’une jeune titulaire EDHEC rapporte au Monde : « Quand tu débarques en Asie du Sud Est ou aux Etats-Unis, tu peux compter sur un réseau de jeunes expatriés, ça rassure ». Gare aux déconvenues en revanche si vous tentez votre chance en sac à dos et à l’improviste dans des circuits de villes internationales plus secondaires. Tout est vraiment question d’angle de vue.

Eléments de réponse

Alors pour inverser la tendance, les entreprises françaises rivalisent d’ingéniosité pour valoriser le qualité de vie qu’elles proposent, le cadre agréable et la convivialité franchouillarde un peu oubliée du côté de Paname. Tout en misant sur un vrai suivi des jeunes qui sont recrutés, en leur faisant voir plusieurs aspects du métier et n’hésitant pas à varier les lieux de travail, expérimentant tour à tour l’atelier, l’usine, le siège social etc.

Une enquête de 2012 portant sur l’insertion professionnelle et réalisée pour le compte de la Conférence des Grandes Ecoles met en évidence que 60 % des profils commerce – management bossent sur l’Ile-de-France contre 20 % à l’international et 20 % autres dans des villes françaises secondaires.

T.C.

Source : educpros