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Les universités italiennes sur le carreau

Les universités italiennes sur le carreau
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Les stats de fréquentation et d’activité en général sont au plus mal du côté des facs italiennes. La faute à quoi ? On s’est penché sur le pourquoi du comment

Un rapport italien rendu public le 30 janvier n’a pas fini d’inquiéter, c’est celui réalisé par le Conseil National des Universités. Ce dernier, constitué d’anciens profs et de responsables universitaires représentatifs du petit monde en charge de la gestion des facs d’Italie, dresse un portait bien noir.

On enregistre jusqu’à 60 000 étudiants inscrits en moins dans les universités du pays par rapport à 2003. Alors qu’ils étaient encore 338 000 cette année-là, en 2012 la neige a fondu avec à peine 280 000 étudiants répartis dans les amphis du pays, soit une baisse sans concession de 17 %.

La hausse des frais de scolarité explique en partie cette fuite des étudiants.

Fuite en avant

Des chiffres préoccupants qui s’ajoutent à ceux de la situation budgétaire difficile de ces établissements. On estime que les coupes réalisées par l’Etat, qui se sont intensifiées depuis 2009, ressemble fort à un désengagement progressif : très exactement 20 % de ressources investies en moins.

Le résultat sur l’embauche dans le corps pédagogique ne se sont pas faits attendre : on estime qu’1 prof de fac sur 5 aurait été non remplacé depuis 2006.«On nous avait annoncé que 50 % des partants seraient remplacés, on en est à 20 % aujourd’hui», confirme Alfio Mastropaolo, prof de sciences-po à la fac de Turin au canard suisse Le Temps.

Encore 5 500 en 2007, les effectifs des profs sont tombés à 4 300 en 2012.

Mauvais élève européen

Rapportés aux standards européens du nombre d’élèves décrochant un diplôme du supérieur, avoisinant les 30 %, l’Italie est encore la lanterne rouge avec un timide 19 %. On est bien loins des objectifs fixés par M. Monti de redresser la barre à 10 pour cents de plus.

On assiste en fait à un véritable dégonflage de soufflet dans ce pays à la longue tradition culturelle et estudiantine, qu’on peut rapporter à la faiblesse de la part du PIB investie dans l’Education. A 1,5 % en France pour une moyenne OCDE de 1,6 %, en Italie on est loin du compte avec 1 % seulement qui y est consacré.

Source : Le Figaro

T.C.