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Les gagnants des GEM INNO AWARS 2013 sont…

Plus de 1 000 étudiants ont participé aux GEM Inno Awards 2013. La compétition a récompensé trois projets d’innovation dans le domaine de l’énergie, de la santé et des TIC : un détecteur de fraîcheur alimentaire, un serious game pour développer une ville écologique et une application pour mettre en relation artisans et consommateurs locaux




Baromètre GEM /IFOP : Les dirigeants d’entreprise plus investis dans l’innovation

Des dirigeants qui croient davantage à l’innovation, reconnaissent sa contribution à leur compétitivité, s’impliquent dans sa réussite mais déplorent un environnement
institutionnel très défavorable : c’est ce que montre le dernier baromètre de l’innovation Grenoble Ecole de Management/IFOP.

Cette grande enquête lancée en 2012 par Grenoble Ecole de Management et IFOP a pour objectif de décrypter les comportements, les attentes et les freins en matière d’innovation de
400 dirigeants d’entreprises de plus de 10 salariés.

Les résultats 2012 avaient démontré que :

– l’innovation n’était pas la priorité des entreprises françaises,
– les stratégies d’innovation étaient avant tout portées par le souhait de maintenir ou de renforcer la satisfaction des clients tout en optimisant les coûts,
– l’évolution des attentes des clients et la nécessité de s’adapter aux évolutions du marché, de même les progrès techniques et technologiques liés au domaine d’activité, étaient perçus comme les éléments les plus déterminants pour l’innovation,
– en matière de compétences, la majorité des entreprises reconnaissaient l’intérêt de former spécifiquement les managers à l’innovation,
– enfin l’accès aux ressources budgétaires, nécessaires pour financer les projets, représentait pour une entreprise sur deux un frein fort à l’innovation.

Cette année encore les résultats sont riches d’enseignements. A noter que pour cette édition un zoom particulier sur l’innovation et la mixité a été réalisé.

Zoom sur les principaux résultats 2013

1/ La place de l’innovation dans l’entreprise

– La place accordée à l’innovation par les entreprises est en légère hausse par rapport à 2012 avec une note de 6,8/10 contre 6/10) en 2012.

Cependant, la qualité avec une note de 8,5/10 et la productivité (7,8/10) sont toujours considérées comme une priorité.

– Seuls 41 % des chefs d’entreprise interrogés pensent que l’impact de l’environnement est favorable à leur stratégie d’innovation.

A noter que 25 % d’entre eux pensent favorable l’environnement politique, règlementaire et fiscal alors qu’ils 82 % à trouver leur environnement d’affaire favorable.

2/ Le processus interne en matière d’innovation

– 81 % des entreprises allouent des moyens spécifiques à l’innovation (produits et services 63 %, pénétration de nouveaux marchés 49 %, création de nouveaux marchés ou
segments de marché 48 %, innovations d’organisation et de procédés 48 %…)
– La culture interne et l’implication du personnel pour 77 % des dirigeants est un élément important dans le processus de transformation d’une idée en innovation.

3 / Les résultats, l’impact et la performance de la politique en matière d’innovation

– 84 % des dirigeants interrogés pensent que l’innovation contribue la compétitivité de leur entreprise. Pour 87 % d’entre eux, l’innovation a permis d’améliorer la compétitivité de leur entreprise en termes de qualité globale : produits, services et relation clients. Viennent ensuite l’image et la visibilité (82 %) puis la différenciation (78 %).

– Les chefs d’entreprise qui allouent des moyens spécifiques à l’innovation pensent que cette dernière contribue à produire de nouvelles connaissances (75 %), développer de nouvelles activités, nouveaux clients ou nouveaux marchés (72 %) ou favorise la mise en œuvre de nouveaux processus (69 %)…

– Seuls 40 % des dirigeants ont mis en place un système de suivi et d’évaluation de l’innovation au sein de son entreprise. Ce système d’évaluation est perçu par les collaborateurs comme une incitation à l’innovation (85 %), comme efficace pour orienter etpiloter l’innovation (82 %), comme permettant une vue d’ensemble sur les activités
d’innovation dans l’entreprise (80 %).

4 / L’innovation et les compétences

– Pour seulement 43 % des entreprises, il est nécessaire de recruter ou développer des compétences managériales spécifiques pour favoriser l’innovation (contre 52 % en
2012).
– Des nouvelles compétences à développer dans les fonctions R&D (72 %), qualité (70 %), Commercial et marketing (70 %). 5/ L’apport des ressources humaines et la mixité dans les équipes dédiées à l’innovation
– 70 % des entreprises n’ont pas de postes dédiés à l’innovation.
– Parmi les postes dédiés à l’innovation, 65 % sont occupés par des hommes. 77 % des entreprise ont un responsable R&D ou un responsable de développement, 55 % un ou
plusieurs chefs de produits.
– Les moyens à favoriser par les responsables RH pour favoriser l’innovation : développement des compétences par la formation (87 %), veille à la diversité des profils en
termes de formation et d’expérience (82 %), recrutement des collaborateurs ayant de nouvelles compétences (77 %), veille à la mixité en termes d’âge (69 %), veille à la mixité
hommes-femmes (54 %)…
– 69 % des dirigeants pensent que la mixité homme/femme dans les équipes dédiées à l’innovation est importante.
– Parmi les mesures prioritaires pour améliorer la mixité hommes-femmes dans les équipées dédiées à l’innovation : Promouvoir l’innovation dans les écoles et universités (52 %),
développer la culture de l’innovation à tous les niveaux de l’entreprise (38 %), mieux informer sur les métiers liés à l’innovation (27 %).

6/ L’innovation dans l’actualité

La majorité des entreprises n’a pas eu accès aux différents dispositifs d’aide à l’innovation (80 % crédit recherche, 77 % .des aides proposées par les organismes spécialisés : Oséo, BPI, 89 % pôles de compétitivité 89 %…)

Paroles d’expert

Sylvie Blanco, directrice de la valorisation du Management de la Technologie et de l’Innovation de Grenoble Ecole de Management analyse ces résultats.

Les points positifs

« Par rapport aux résultats de l’an dernier, je constate que la situation n’est pas encore optimale mais elle s’améliore. Si on demande aux dirigeants de lister les fonctions qui vont contribuer au succès de l’innovation dans leur société, ils citent davantage la direction générale, les RH, le marketing, le commercial, et beaucoup moins la communication. La R&D est stable. L’innovation concerne toute l’entreprise et n’est plus l’affaire de quelques-uns. »

« La part des dirigeants qui jugent l’innovation sans importance devient insignifiante, ceux qui la jugent « très importante » progressent de 6 à 17 %. Toutefois, pour la grande majorité des dirigeants, l’innovation reste au service de la qualité et de la productivité, dans une logique qui reste incrémentale, au sein des activités et des métiers établis. »
« Quand on demande aux dirigeants de citer les éléments qui favorisent l’innovation, ils évoquent en premier lieu la culture et l’engagement des salariés, puis la capacité de décision stratégique de la direction. Autrement dit, l’innovation n’est plus une activité déléguée au service R&D mais une priorité de haut niveau qui implique tout le monde.
C’est un changement majeur qui annonce probablement la diffusion de l’innovation vers la majorité des entreprises ; et au sein des organisations, vers la plupart des salariés, de
manière plus transversale. L’innovation en tant que « nouveau mode d’action » pourrait enfin franchir sa propre « vallée de la mort » pour exprimer tout son potentiel de création de valeur »

Les points négatifs

Le manque de suivi et de pilotage affirmé par les dirigeants interpelle. 84 % des entreprises qui allouent des moyens à l’innovation estiment que cette dernière contribue à leur
compétitivité. Pourtant, parmi ces entreprises, 60 % n’ont aucun dispositif pour évaluer l’efficacité de leurs actions.

Il faut travailler d’urgence sur des dispositifs intelligents et utiles pour progresser ; et pour améliorer le taux de 6 % seulement de dirigeants très satisfaits de la performance de leur innovation.

55 % des dirigeants jugent leur environnement défavorable à l’innovation sur les dimensions politique, fiscale et réglementaire : « Ce taux peut paraître paradoxal quand on sait l’ampleur des investissements publics dans l’innovation. Mais les dispositifs nationaux de soutien à l’innovation sont trop ancrés dans des logiques de valorisation de la recherche publique, selon des processus de « technology push ». Ils n’adressent de ce fait que les 25 % d’entreprises qui jugent leur environnement totalement favorable. »

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