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Rémunérations scandaleuses : les présidents des facs anglaises se gavent

Une enquête récente fait des révélations étonnantes sur les sommes empochées par les présidents d’universités outre-manche. Décidément, on ne peut vraiment pas dire que la crise vaut pour tout le monde

C’est le magazine Times Higher Education qui nous l’apprend : une enquête, rapportée par les journalistes du Figaro, prenant en compte l’année 2011/2012 et réalisée auprès de 135 présidents de facs british expose leur salaires mirobolants.

Les étudiants britanniques ont de quoi grincer des dents : non seulement ils ont du voir le montant de leurs droits universitaires passer du simple au triple depuis 2010 mais il faut maintenant se heurter à l’indécence de la rémunération de leurs présidents.

Champions du triplement

Qu’ont-ils de si effrayants, ces salaires ? Rien de moins que 292 000 euros en moyenne cette année-là, soit environ 24 000 euros mensuels perçus, d’après l’article original ; un montant qui, ainsi que le précise ce dernier, équivaut tout simplement…à trois fois le salaire du premier ministre anglais !

Il faut savoir que tous les présidents de facs britanniques ont bénéficié d’une miraculeuse hausse de 0,5 % sur cette année. Une augmentation qui vient compléter le tableau de primes exceptionnelles accordées l’année précédente à la cantonade. Ce qui a représenté 177 euros pour le personnel, mais du +10 voire 20 % du côté des patrons des campus !

Un bien triste palmarès

Sur le podium de ces rémunérations folles, on retiendra ainsi Andrew Hamilton, vice-président d’Oxford qui plafonne à 502 000 euros l’année, David Eastwood qui dirige Birmingham et touche pour sa part 480 000 euros annuels et enfin Andrew Likiermann, doyen de la célèbre London Business School avec pas moins de 465 000 euros touchés par an.

D’après Le Figaro, Sally Hunt, la secrétaire générale de l’University and College Union, principale formation intersyndicale du supérieur anglais, se déclare proprement scandalisée par ces montants stupéfiants. Elle va même jusqu’à qualifier ces chiffres d’embarrassants pour l’ensemble de l’enseignement sup’ de Grande-Bretagne.

Le revers de la médaille d’un enseignement supérieur monétisé à haut niveau. Voilà qui donne envie.

T.C.

Source : Le Figaro