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Frais de scolarité : les étudiants de Bavière et Basse-Saxe retrouvent le goût de la gratuité

C’est historique. Les étudiants allemands inscrits dans les Länder de Bavière et de Basse-Saxe peuvent souffler : les nouveaux frais de scolarité mis en place depuis 2007 sont bels et bien levés

C’est en 2007, à la faveur de chaque Cour de Cassation de ces régions allemandes connues pour leur conservatisme, qu’avait été passée en force une obligation de s’acquitter de frais de scolarité alors que la gratuité prévalait jusque-là, comme dans l’ensemble de la république fédérale.

Les 500 euros de frais de scolarité hebdomadaires abandonnés

500 euros par semaine, telle était la somme demandée à chacun des étudiants de Bavière et de Basse-Saxe depuis cette réforme assez inattendue. D’après les chiffres communiqués par Edupros, pour la seule fac de Ludwig-Maximilians-Universität à Munich, cinq années de droits universitaires correspondent à 30 millions d’euros d’apport, soit 6 % de son budget total !

Une manne qui, faute d’être bien perçue, n’était pas forcément inutile quand on sait que l’essentiel de ces fonds a servi à mettre en place des créneaux de tutorat tout nouvellement créés, à rémunérer plus décemment les chargés de TD, à prolonger l’ouverture de la B.U ou encore à satisfaire à l’achat de manuels académiques.

Un manque à gagner ?

Quoiqu’il en soit, l’abrogation de ces droits universitaires a été ratifiée par référendum populaire au cours du mois de janvier 2013 et sera en application dès la rentrée 2013. Bien que le gouvernement de Bavière ait pour sa part d’ores et déjà annoncé vouloir consacrer une part du budget alloué à ses facs à un montant équivalent au manque à gagner, et ce proportionnellement à leurs effectifs respectifs.

Si les étudiants allemands inscrits dans les pôles universitaires de ces régions peuvent à juste titre se sentir soulagés, le président de la Ludwig-Maximilians-Universität ne voit pas la tournure des événements du même œil. Interrogés par les journalistes d’educpros, le Docteur Bernd Huber se montre sceptique face à ce retour à la gratuité, à son avis absolument à contre-courant de tout ce qu’on peut observer actuellement dans le supérieur international face à la rigueur économique.

T.C.

Source : educpros