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La Loi de santé entend ouvrir de nouveaux droits pour les étudiants

La Loi de santé entend ouvrir de nouveaux droits pour les étudiants

Le projet de loi santé qui a été présenté la semaine dernière par Marisol Touraine, la Ministre en charge des Affaires sociales et de la Santé, prévoit de nombreuses mesures ambitieuses dont la création de nouvelles professions paramédicales

Jeudi 19 juin dernier, Marisol Touraine, Ministre en charge des Affaires sociales et de la Santé, présentait les orientations du projet de loi santé. Ce dernier devrait permettre la création de nouveaux métiers comme celui d’infirmier clinicien. Ces nouveaux métiers doivent pouvoir répondre aux enjeux de santé actuels et à venir et amener à une réflexion de la formation permettant d’y accéder. Ces créations ne doivent pas se limiter au seul champs des soins infirmiers mais s’étendre à l’ensemble des professions de santé.
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Geneviève Fioraso a annoncé le lancement des concertations concernant la création d’une licence santé qui devra s’inscrire dans le système Licence-Master-Doctorat. Elle devra permettre de développer l’interdisciplinarité et l’interprofessionnalité entre les différentes formations aux professions de santé afin de mieux les préparer à leur futur exercice. Cette annonce se fait l’écho des propositions de la FAGE consistant à réformer sans tabout, les formations de santé sans se limiter à une réingéniererie de la première année commune aux études de santé.

La recherche et l’innovation sont des forces de notre système de santé. Pourtant la recherche dans le domaine du soin et de la réeducation reste encore peu développée. L’intégration universitaire de l’ensemble des formations de santé, est un préalable nécessaire à l’innovation dans ces domaines et une demande des étudiants.

La ministre a annoncé vouloir donner la priorité à la jeunesse dans la construction des politiques de prévention. Par leurs actions de promotion et d’éducation à la santé dans le secondaire comme dans l’enseignement supérieur, les associations étudiantes ont pu montrer l’importance et la plus-value de la prévention par la pairs. Il est important de reconnaître et de valoriser leurs actions quotidiennes.

Les CROUS, spécialistes de la vie étudiante bénéficiant d’un réel ancrage territorial doivent devenir des acteurs de mise en cohérence des actions de prévention. De plus, l’inefficacité avérée des mutuelles étudiantes dans ce domaine comme dans d’autres doit conduire à un redéploiement de cette compétence, notamment au profit des CROUS. Si la FAGE se félicite de voir Geneviève Fioraso reprendre sa proposition de création de Centres de santé universitaires, ces derniers se doivent d’être rapprochés du réseau des oeuvres universitaires et scolaires garantissant ainsi une double approche, sociale et sanitaire.

La volonté de Marisol Touraine de généraliser le tiers payant pour un accès facilité au système de soin est à saluer puisque répondant à une priorité pour les étudiants dont 23% renoncent aux soins par faute de moyens.

Pourtant la FAGE rappelle qu’aucune solution ne sera efficace si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités en mettant fin au régime spécifique de la sécurité sociale étudiante. Ce système, inefficace, injustifié et spoliateur tant pour l’Etat que pour les étudiants doit cesser dans les plus brefs délais. Il est de la responsabilité du chef du gouvernement, Manuel Valls, de prendre toutes ses responsabilités, en indépendance et en conscience. Il est urgent que le Premier Ministre entendent les dizaines de milliers d’étudiants qui ont apportés leur soutien à la FAGE en demandant une gestion de leur sécurité sociale par le régime général. Les étudiants ne comprendraient pas que dure plus longtemps ce refus d’accès au droit commun, pourtant promesse de François Hollande.

Communiqué