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Chômage des jeunes : l'OCDE offre une enveloppe de 8 milliards d'euros

Chômage des jeunes : l'OCDE offre une enveloppe de 8 milliards d'euros
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Nul n’ignorait que le chômage prenait des proportions inquiétantes. De là à imaginer que l’Union adopte en urgence un fond spécial pour l’endiguer, on n’aurait pas forcément parié

On a l’impression que pour la première fois de son histoire contemporaine, le vieux continent a décidé de prendre en compte sa jeunesse dans son offensive centrale contre le chômage.

On exagère un chouïa mais il faut dire que la nouvelle a de quoi réveiller l’espoir des jeunes européens.

En effet, à l’occasion du dernier sommet de l’Union le 27 juin, la Commission a été obligée d’accepter la dure réalité: 23,5% des jeunes de ses états-membres ne possédaient pas d’emploi au 1er trimestre 2013! Poussée du coude par l’Espagne, la France, l’Allemagne et l’Italie, l’Union a été sommée de présenter un plan de sauvetage concret sur ce dossier prioritaire.

La « Garantie jeunesse » ou le paratonnerre européen

Il faut dire que les chiffres n’ont jamais fait aussi mal: alors qu’on compte 5,6 millions de jeunes chômeurs, le bilan pourrait s’élever à 14 millions d’individus si l’on comptabilise toutes les personnes de la zone déscolarisées, possédant moins de 25 ans et sans formation ni emploi.

D’où l’idée d’une ponction de l’ordre de 8 milliards d’euros sur le budget de l’OCDE, avec les premiers versements prévus début 2014. Mais pas que: au bout de 4 mois sans activité, tout jeune européen devrait théoriquement se voir proposer un cursus, une offre de stage ou bien un job.

Un financement qu’il faudra se répartir

Débloqués sur une période de 2 ans contre 7 habituellement, ces crédits seront principalement utilisés à destination des pays de l’Union plombés par plus de 25% de chômage des jeunes. On estime qu’environ 1 million de jeunes européens pourrait bénéficier de cette « garantie jeunesse ». Pour la France, l’assiette devrait être de 600 millions d’euros et sera à disposition d’environ 300 000 d’entre eux.

Et qu’à cela ne tienne si l’apport s’avère être insuffisant, la Commission Européenne se déclare même prête à doter le Fonds Social Européen à hauteur de 25% des ressources de ses fonds structurels, ce qui représenterait 80 milliards d’euros. Alors qu’on estime à 20 milliards le coût total minimum d’une telle opération, Bruxelles s’apprête également à solliciter la Banque Européenne d’Investissement pour ce faire.

T. C.

Sources : médiaétudiant , Le Figaro