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Les jeunes entrepreneurs n’ont plus la niaque d’antan

Les jeunes entrepreneurs n’ont plus la niaque d’antan

Il semblerait que l’envie d’entreprendre abandonne quelque peu nos jeunes. Le seul départ de Nicolas Sarkozy du pouvoir permet-il d’expliquer cette odieuse démotivation ?! On va voir ensemble que le problème est un peu plus compliqué que ça

Alors qu’ils étaient 45 % à se déclarer prêt à monter leur boîte en 2009, les jeunes interrogés ne sont plus que 37 % aujourd’hui à vouloir mener leur affaire à bien. Un constat morose posé par OpinionWay pour le compte du Mouvement des jeunes et des étudiants entrepreneurs – AKA Moov Jee – qui plombe de 8 % les chiffres précédemment obtenus.

Par ailleurs, ils ne sont que 30 % des jeunes français interrogés dans le cadre d’une seconde étude, réalisée il y a peu de temps par l’Agence Pour la Création d’Entreprise, à estimer être prêts à monter leur propre entreprise. Une des raisons de cette tiédeur est à chercher du côté de la perception de l’entrepreneur.

Question de trempe

Les lycéens mais aussi les tout jeunes diplômés consultés au cours de cette seconde étude montrent en effet qu’ils ont une représentation de l’entrepreneur comme d’une personne de poigne autant que possédant des compétences techniques supérieures. Une polyvalence qui impressionne, donc, mais aussi un investissement sans borne qui n’est pas du goût de tous.

Il est de notoriété publique qu’il est courant pour un jeune patron de consacrer absolument tout son temps à son projet, et même au-delà du raisonnable. Peut-être une des raisons qui permet d’expliquer le fait que 90 % des sondés préfèrent pousser leurs expériences pro jusqu’à 5 ans après l’obtention de leur diplôme que de se lancer à corps perdu.

Manque de transparence

Quelques problèmes dans l’accès à l’information, également, qui refroidissent la plupart du temps les jeunes susceptibles de créer leur structure. La défiance des établissements bancaires en cas de levées de fonds n’aide pas à se rassurer, d’autant qu’ils déclarent être 13 % des jeunes consultés à tout ignorer de l’existence d’autres dispositifs de financement dont publics.

On pourrait conclure sur le fait que tous les entrepreneurs ne sont pas égaux vis-à-vis des questions de soutien financier, quand on voit la facilité déconcertante avec laquelle une entreprise comme PriceMinister a levé ses premiers millions, grâce aux seuls réseaux d’anciens de la puissante école d’origine de ses fondateurs, HEC Paris…

T.C.

Source : Le Figaro