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L'université française restera-t-elle dernière de la classe en matière d'économie numérique ?

Vous l’avez bien compris, internet et les technologies de pointe, difficile de s’en passer dans le monde actuel. Ce qui est moins sûr, c’est que l’université française l’ait aussi bien assimilé

Priorité sur le numérique, c’est un peu le cap que s’est fixé le gouvernement Ayrault surtout depuis les bonnes résolutions de janvier 2013.

En effet, ainsi que MCE vous le rapportait ici, Genevière Fioraso, la patronne du MESR, présentait en même temps que ses vœux à l’occasion du séminaire gouvernemental sur le numérique, sa feuille de route du digitale, le plan France Université Numérique.

Partant du constat un peu dur que dans notre douce France, le numérique n’a pas encore infiltré le tissu éducatif – Le Figaro nous apprend que face aux 80% d’établissements supérieurs anglo-saxons possédant des cours en ligne ou MOOC, on n’en est qu’à un timide 3% dans l’hexagone – la ministre a promis que 20% des cours devraient être disponibles sur serveurs d’ici à la fin du mandat de François Hollande.

Une gageure pour notre pays forcé de prendre acte du fait qu’actuellement, 25% des Masters of Business Administration suivis dans le monde le sont exclusivement en ligne. Il faut dire que nous nous y mettons particulièrement tardivement face à des nations ayant depuis longtemps anticiper le modèle, comme la Grande-Bretagne qui lançait dès 1969 son open university qui était forte de plus de 250 000 élèves en 2011, d’après nos confrères des Echos.

Généraliser le numérique à la fac, oui, mais pour combien ?

L’idée serait de tenir l’objectif des 3 000 étudiants formés chaque année aux métiers du numérique. Sur son blog, l’ex-président de la fac Paris-XIII Jean-François Méla insiste sur la nécessité de ne pas rater ce virage important: « L’enjeu est considérable.  (…) Les cours en ligne qui ont explosé l’an dernier aux Etats-Unis pourraient donner le signal d’une révolution de l’enseignement supérieur dans son ensemble ».

Mais pour ce faire, les spécialistes mettent aussi en garde contre un budget qui pourrait bien s’avérer être démesuré. Pas sûr en effet que l’Etat français puisse se permettre de rivaliser en ce moment avec les levées de fonds d’établissements privés comme Harvard ou le MIT qui mettaient à cette occasion chacun sur la table une juteuse enveloppe de 60 millions de dollars.

T.C.

Sources : Le Figaro, contrepoints.org, Les Echos, Eduscol