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SNCF : Il touche 5 000 euros par mois depuis 12 ans sans travailler

SNCF : Il touche 5 000 euros par mois depuis 12 ans sans travailler

A la suite d'un conflit avec la SNCF, l'entreprise l'a mis à l'écart depuis douze ans mais l'homme continue de toucher plus de 5 000 euros par mois... ans rien faire !

C’est une histoire qui risque de faire des envieux. En 2003, Charles Simon, un cadre supérieur de la SNCF, a découvert une fraude de 20 millions d’euros au préjudice de son employeur. Depuis, il est rémunéré environ 5 000 par mois, sans travailler, car l’entreprise ne l’a jamais réaffecté à un poste. Aujourd’hui âgé de 55 ans, il profite de son temps libre à temps plein pour rendre visite à ses amis à travers la France (il ne paye évidemment pas le train) comme le relate Le Point.

Une fraude de 20 millions d’euros

Tout commence il y a douze ans quand il est détaché de la filiale Geodis Solutions, une société de transport et de logistique. Au sein de cette filiale de la SNCF, il découvre « une fraude d’une valeur de 20 millions d’euros au préjudice de la société ferroviaire. » explique-t-il à l’hebdomadaire. Charles Simon précise que « ces manœuvres frauduleuses concernaient, entre autres, la dissimulation d’un rapport de la Cour des comptes relatif au chantier Éole (ligne E du RER) ainsi que des détournements de fonds lors de la construction du TGV Nord »

Aucune affectation ne lui a été proposée

Après avoir mis au courant sa hiérarchie dans un rapport confidentiel, celle-ci décide de mettre l’homme à la disposition de la SNCF. Problème : elle ne lui a jamais proposé d’affectation ! Ainsi, bien qu’il a rencontré à plusieurs reprises la direction des ressources humaines pour évoquer sa carrière au sein de la boîte, il ne s’est jamais vu proposer le moindre poste. Mais selon le dires de cet ancien lauréat de la Fondation de France, cette situation ne lui convient pas et il aimerai être affecté à une mission plutôt que d’être « placardisé ».

Interrogé par Le Point, le service de presse de la SNCF assure que « Charles Simon est bien employé de la SNCF. Il a déjà déposé une demande de dommages et intérêts, mais il a été débouté par le conseil des prud’hommes de Paris en 2011 ».  Il avait en effet tenté une action en justice, avec l’appui de certains politique comme l’ancien ministre Michel Delebarre ou Nicolas Dupont-Aignan, pour « réparation de préjudice » à la suite des discriminations qu’il a subi pour avoir « dénoncé des manœuvres frauduleuses. »