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Taylor Swift: pourquoi la chanteuse se montre encore tout à fait détestable

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Taylor Swift signe son grand retour avec un clip désireux de se mettre la communauté LGBT+ dans la popoche. C’est loupé, Tay-Tay !

L’un des nombreux points commun entre, au hasard, Beyoncé et Britney Spears ? Une bonne partie des fans engagée, mobilisée, et surtout issue de la communauté LGBT+. Ce qui a donné des idées a une certaine Taylor Swift … Pourtant, entre elle et le grand public, c’est une longue histoire d’amour contrariée, mouvementée, compliquée. Encore plus quand il s’agit du public français. De nombreux confrères journalistes ont enquêté sur la question, et c’est une évidence. L’hexagone boude quelque peu la star, et de facto, inversement. Reste que de manière générale, même les haters de la première heure admettaient à Tay-Tay (l’un de ses surnoms) une certaine force de frappe. Image contrôlée, ritournelles efficaces. Même les eaux troubles, notamment avec ses boyfriends, lui servaient de force et d’inspiration.

Taylor Swift, une artiste peu engagée

Et puis est arrivé 2017 et sa nouvelle galette, Reputation. Un album servant, comme les autres, à régler ses comptes – avec le couple Kardashian/West, entre autres. Sauf que cette fois-ci, la sauce n’a pas autant pris. Les tubes étaient-ils moins entêtants, les clips moins léchés ? Il y a de ça, mais pas que. La masse de travail était toujours la même et à reconnaître. Non, le problème était aussi ailleurs. En 2017 (et encore aujourd’hui), on cause Donald Trump, écologie, homophobie, mouvements libérateurs… Rares sont les artistes à ne pas avoir choisi une ou des causes à défendre, comme Ariana Grande. Taylor Swift, totalement à côté de ses pompes, ne chantonnait aussi que pour et par son nombril. Erreur stratégique de taille, pour celle qui ne voulait pas prendre parti pour tel ou tel camp politique. De peur de perdre une certaine frange de son public, clairement identifié à droite…

Elle veut prouver qu’elle a changé

En 2019, la chanteuse veut prouver au monde qu’elle a appris de ses inepties. Et propose un nouveau single, You Need To Calm Down, accompagné aussi d’un clip ultra-queer. Au programme, mariage gay, cheveux arc-en-ciel (à quoi bon la subtilité ?) et des guests par flopée. Taylor Swift a réuni la crème de la crème queer comme Lavern Cox (Orange is the new black), la popstar Adam Lambert. Mais aussi Ellen DeGeneres qu’on ne fera l’affront de vous présenter. Dès lors, certains esprits échauffés se sont rassurés. Enfin, la chanteuse daigne montrer de l’intérêt pour autre chose que son reflet, son image et ses mecs… enfin, presque.

En décortiquant un peu la chanson et ses paroles, on se rend bien vite compte que la première moitié la concerne elle. Et uniquement elle. Elle implique une entité mystérieuse, agressive, qui la harcèle – du déjà vu. Ce n’est que par la suite qu’elle évoque les minorités, les opprimés. Mettant in fine leurs problèmes et les siens dans le même sac. De la part d’une jeune femme blanche, hétéro, cisgenre et, de par son statut social, encore plus privilégié, la chose est franchement maladroite. Nous vous laissons le soin d’écouter et analyser le reste des paroles, du même calibre. C’est à dire, peu délicat, voire même problématique.

Taylor Swift ne pense toujours qu’à elle

Sur Twitter, et même ailleurs, on s’interroge : Taylor Swift ferait-elle du pinkwashing ? Autrement dit, userait-elle des codes LGBT+ dans le simple but de faire le buzz et des clics ? Possible. Disons que la chute du clip n’ira pas nous contredire. Puisqu’elle orchestre les tendres retrouvailles entre la blonde et… son ennemie jurée, Katy Perry. Le rapport avec la communauté queer, qui en devient aussi hélas délaissée par de nombreux médias analysant la vidéo ? À l’heure où vous lisez ces lignes, on cherche encore…

Mélissa Chevreuil