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Squeezie: sa marque de vêtements, Yoko, bon plan ou arnaque ?

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Comme tant d’autres avant lui, le youtubeur superstar Squeezie a lancé sa propre marque de vêtements. Et c’est plutôt une jolie surprise !

À croire que pour tout youtubeur, c’est une étape indispensable, une case à cocher sur le CV. Le lancement de sa propre marque de vêtements. Souvent, cela commence prudemment, par une collab’ avec d’autres comme RAD (exemple : Sulivan Gwed). Récemment, nous vous parlions aussi de « Collage », la marque peu inspirée signée Lythan Cottaz. Mais là, ce n’est pas qu’importe quel star des réseaux sociaux qui a décidé se jeter dans l’arène. Puisque nous allons évoquer Squeezie et ses « quelques » 13 millions d’abonnés (rien à faire, on arrive toujours pas à croire à ce chiffre hallucinant) ! Baptisée « Yoko » sa griffe de vêtements n’a rien à voir avec ce qu’on pourrait naïvement imaginer.

Yoko, la marque de Squeezie à l’inspiration japonaise

Exit, les simples flocages tirés de l’univers du jeu vidéo, comme beaucoup auraient pensé. Squeezie s’est posé, a pris son temps et, à l’aide de son frère Florent Hauchard, propose des designs hautement inspirés de la culture japonaise. Et qui devraient ravir les amateurs de fringues urbaines (désolée pour les férus de smoking). Résultat ? La plupart des items (t-shirts, sweats) sont magnifiés d’illustrations que l’auteure de ces lignes trouve, à titre personnel, de toute beauté. Ils survolent la vulgarité de certaines pièces de marques fast-fashion et s’approchent même de certains modèles de maisons haute-couture, comme Gucci par exemple.

Pour les avoir eu en main, sachez qu’ils sont tissés, ce qui est gage de qualité. Autrement dit ? Ce n’est pas un peu de sueur et un ou deux tours en machine à laver qui vont les abîmer. Pour ceux qui ne sont pas très fans de ce type de détails, il existe aussi des modèles sans imprimé, mais uniquement dotés du petit logo de la marque, « Yoko ». Toujours brodés. Minimaliste mais chics, ces mêmes t-shirts, excellents basiques, sont 100% coton. Aussi dispos dans cette même collection : chaussettes de skate, casquette, veste et pantalon. Tous ces produits sont limités en quantité, afin de créer une hype. Il semblerait que de nouveaux items sortent environs tous les deux mois.

Une collection unisexe mais (trop ?) chère…

Supposé bon point pour Lucas Hauchard (c’est le nom civil de Squeezie) : la collection est plus ou moins mixte. Plus ou moins, car elle est unisexe comme partout ailleurs, c’est à dire pas vraiment. Et ira davantage aux morphologies hommes que femmes, même pour celles qui ne jurent que par l’oversize. Heureusement de toutes petites tailles (XS et même XXS) sont aussi à vendre.

Toutefois, de nombreuses dents ont grincé sur le web. Si chez MCETV, on apprécie le design et la qualité, on reconnaît que l’originalité n’est pas non plus à son acmé. De nombreuses fans du youtubeur en attendaient bien plus. Pourquoi pas des matières différentes, des jeux de couleurs et de motifs inspirés du pays nippon ? Un argument d’autant plus convaincant que nous sommes en été où le spectre de la canicule rôde.

Mais le plus gros défaut de la marque réside ailleurs : direction le prix, jugé bien trop élevé. Comptez vingt euros pour deux paires de chaussettes. Trente pour une casquette ou un t-shirt uni, 40 pour un modèle avec un imprimé. Et les prix continuent de grimper pour les pièces plus lourdes ! On ne peut toutefois pas franchement reprocher cette grille de tarifs au vidéaste. Qui dit qualité dit coûts de production onéreux (même si nous n’avons eu accès à aucune info, nous supposons juste).

Squeezie opte pour la qualité avant tout

Celui-ci a d’ailleurs clarifié rapidement les choses. Squeezie s’est alors fendu d’un tweet clair et précis « Je me doutais de certains retours concernant les prix de ventes : Je ne peux que comprendre. On vous propose ici des produits très quali (hoodie 450g 100% coton, technique d’impression, coupe…) et ça impliquait un certain coût de prod qui se ressent sur le prix de vente. » Autrement dit, « le plus important pour (eux) était la qualité des vêtements, quitte à vendre plus cher et faire moins de ventes. »

Une décision honorable, qui prouve que le jeune homme ne cherche pas à duper ses fans. Bien sûr, sortir une marque de vêtements est un coup marketing, nous ne sommes ni candides ni au pays des Bisounours. Mais nous pouvons aussi croire que Squeezie réalise un rêve de gosse, et le fait avec franchise et intégrité. Continuez comme ça, soldat ! (Et s’il veut nous offrir des échantillons des prochaines collections en exclu, c’est avec un plaisir non-dissimulé).

Mélissa Chevreuil