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Meghan Markle: comment la duchesse fait-elle front au racisme ? [DOSSIER]

Meghan Markle: comment la duchesse fait-elle face au racisme ?

Après l'affaire George Floyd, Meghan Markle aussi a voulu s'exprimer sur le problème de racisme aux États-Unis. Comment y fait-elle front ?

Meghan Markle a elle aussi voulu rendre hommage à George Floyd. Mais cela a aussi été l’occasion pour la duchesse de parler plus globalement de racisme et de son expérience. Comment la duchesse y fait-elle face ? MCE TV vous dit tout de A à Z.

Meghan Markle est une figure publique de premier plan. En effet, outre le fait d’être une ex actrice, elle est l’épouse d’un éminent prétendant à la couronne britannique : Harry.

La duchesse de Sussex a donc voulu, elle aussi, livrer son hommage à George Floyd. Ce, en dépit de tous ceux qui jugent son message« trop politisé«  pour celle qui a orchestré le Megxit.

Après tout, le racisme est une chose qui la concerne, et il était de son devoir de briser le silence. Par respect à toutes les victimes de violences policières, Meghan Markle a donc mis sur la table l’épineux problème du racisme aux États-Unis.

Si les critiques n’ont pas tardé à fuser, elle n’en reste pas moins une alliée légitime à la cause. D’actrice afro-américaine à membre de la royauté, Meghan Markle en a vu des vertes et des pas mûres…

Comment l’épouse du prince Harry fait front au racisme à l’heure du Black Lives Matter ? On vous donne quelques éléments de réponse.

Meghan Markle/ comment la duchesse fait-elle face au racisme ?
Meghan Markle/ comment la duchesse fait-elle face au racisme ?

La duchesse de Sussex ne veut pas rester sous silence

L’adage des têtes couronnées préconise plutôt le silence : « never explain, never complain », comme ils disent outre-Manche. Très peu pour Meghan Markle, qui, on vous le rappelle, a tourné le dos à la famille royale au côté de son époux Harry.

Alors que l’on ne l’y attendait pas, la duchesse a voulu rendre son hommage à George Floyd, une semaine après. Il était impensable pour elle de ne pas prendre la parole, et pour elle, vaut mieux tard que jamais.

« Je n’étais pas sûre de ce que je pouvais dire, je voulais dire la bonne chose et j’avais peur que cela soit sorti de son contexte », raconte-t-elle dans une vidéo qui a fait le buzz. « J’ai réalisé que la seule mauvaise chose à dire, c’est de ne rien dire », se défend-elle sur ce sujet qui la concerne, quoi que ses haters en disent.

Dans sa vidéo bouleversante, l’ancienne vedette de la série Suits a évoqué les émeutes de 1992 à Los Angeles. À cette époque, Rodney King, un noir américain, avait été passé à tabac par un policier.

« Je me souviens du couvre feu, d’avoir dû me dépêcher de rentrer à la maison, et sur la route du retour, j’ai vu des cendres tomber du ciel, j’ai senti la fumée. Je me souviens des hommes à l’arrière d’un van, tenant des pistolets et des fusils », raconte-t-elle, non sans émotion.

Des images qui ne s’effacent pas et qui rappellent à Meghan Markle que le racisme est omniprésent aux États-Unis. Pourtant, la star admet avoir un privilège, en tant que « light-skinned », bien que tout ne soit pas aussi simple…

Meghan Markle : son métissage lui a fait défaut par le passé

Aux États-Unis, la notion de « métissage » n’est pas tout à fait la même qu’en France. Aux yeux des Américains, Meghan Markle serait plutôt une « light-skinned »… Enfin, pour une partie d’entre eux, car la plupart ne la voient même pas comme noire !

« Je suis biraciale. La plupart des gens n’arrivent pas à cerner mon métissage. J’ai passé une partie de ma vie à essayer de me faire discrète », racontait-elle en 2012 dans une vidéo. Un constat qui la poursuivra jusque dans sa carrière d’actrice…

« Je n’étais pas assez noire pour les rôles noirs, je n’étais pas assez blanche pour les rôles blancs, ce qui m’a laissée dans un entre-deux », racontera celle qui plus tard, interprètera Rachel Zane dans Suits. Pendant des années, elle s’est sentie comme un « caméléon ethnique qui ne pouvait pas trouver de boulot »

Cela se poursuivra jusqu’à sa prestation dans Suits. Elle raconte alors que des internautes étaient choqués de voir que son père dans la série était noir, car pour elle, il était clair qu’elle était blanche !

Mais ce cadeau empoisonné de « light-skinned » ne l’empêchera pas d’expérimenter le racisme. Surtout lorsqu’elle entendra quelqu’un un jour appeler sa mère « négresse »

« Je suis très fière d’où je viens et d’où je vais, mais oui, j’espère qu’au moment où j’aurais des enfants, les gens seront plus ouverts d’esprit à propos de comment les choses changent et d’avoir un monde métissé », a-t-elle aussi dit dans son témoignage. Depuis, Archie a pu voir le jour, et les choses ne semblent pas bien meilleures…

 

 

Meghan Markle, victime de racisme ordinaire au sein de la royauté ?

En 2016, Harry a passé la bague au doigt de Meghan Markle, envers et contre tous. Près de 3 ans plus tard, elle aura son premier enfant avec le prince, de 3 ans son cadet.

Avant même son mariage, cette « pièce rapportée » affole déjà l’Angleterre. Elle a suscité de vives réactions, tant par la famille royale que les médias ou même l’opinion publique.

Très vite, Meghan est assimilée à une « beauté exotique », qui contraste avec la « pâleur » omniprésente des Windsor. Un présentateur à la BBC ira même jusqu’à comparer le bébé royal à un chimpanzé dans un tweet… Preuve d’un racisme ordinaire dont elle a dû faire front.

Outre le racisme, Meghan Markle doit faire face à un sexisme ordinaire, une « misogynoir » comme on dit dans le jargon. On l’assimile très vite à une sorte de « Jezabel noire », en la qualifiant de « méchante » ou en la taxant de « mauvaise mère », de « croqueuse de diamants », etc.

William Hanson, expert en étiquette, avouera même dans le Mail que « la presse utilise la race de Meghan pour la fustiger ». Si Kate sera pointée du doigt par rapport à sa classe sociale, se peut-il que Meghan Markle ait souffert à cause de sa couleur de peau ?

En cela, son Megxit aurait été une très bonne manière de contrer ces attaques répétées. On comprendrait mieux pourquoi Harry a voulu mettre sa femme et son fils à l’abri.

D’autant qu’Harry lui-même a à de nombreuses fois voulu mettre les choses au clair. Ceci dit, fuir aux États-Unis n’est peut-être pas la meilleure solution pour faire front au racisme… Excepté pour le combattre au premier plan !

 

 

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