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Job Backstage avec Malika Ménard: de Miss France à journaliste ! (ITW)

De Miss France à journaliste, Malika Ménard nous dévoile les coulisses de sa carrière et de sa reconversion. Avec plein de confidences !

Dans ce nouveau numéro de Job Backstage, l’ancienne Miss France Malika Ménard revient pour MCE TV sur son parcours et ses combats. Elle nous raconte comment elle a rebondi en devenant journaliste et écrivaine !

4 anecdotes sur ton aventure Miss France ?

Malika Ménard : L’élément le plus important dans mon année de Miss France, c’est quand je rencontre ma meilleure amie Jenna, Miss Bourgogne. On s’est parlée au début de l’aventure avant même d’être élue. Donc c’était il y a 11 ans lors du voyage de préparation précédant l’élection Miss France.

Ensuite, l’élection Miss Univers est un moment clé de l’année Miss France. On rencontre une centaine de jeunes femmes issues des quatre coins de la planète avec le même âge. On est de la même génération, on a des cultures profondément différentes et c’est vraiment très inspirant. Le troisième point, je l’avais beaucoup dit et j’étais très fan à l’époque de Lenny Kravitz. À force de le répéter, j’ai fini par le rencontrer ! Enfin, c’est ma rencontre avec les Français. Tous les jours, nous sommes en déplacement et on découvre la France autant que les Français.

Comment as-tu vécu l’année Miss France ?

Malika Ménard : Miss France est une année fatigante, c’est vrai. Mais c’est une année avec beaucoup de chance, où l’on fait des choses exceptionnelles. C’est une année sans repos, on s’endort un peu n’importe où, par exemple le soir à table lors d’évènements importants. Donc on est tout le temps en déplacement et jamais chez nous, on est entre deux valises. Il y a toujours un train ou un avion, on ne dort jamais chez nous. On est tout le temps l’objet de tous les regards, même quand il y a du monde on s’évade parfois dans nos pensées. Mais quand tu es Miss France, tu n’as pas trop le droit.

Pourquoi avoir repris tes études après Miss France ?

Malika Ménard : Quand j’ai rendu mon écharpe en décembre 2010, j’étais un peu perdue, je ne savais pas quoi faire parce que pendant un an on a un métier puis ce job s’arrête. J’avais déjà une licence de Droit et je ne savais pas quoi faire. J’ai toujours voulu être journaliste et mon père m’a dit : « Tu vas retourner à l’école ». C’est comme ça qu’il avait été éduqué. Mes deux grands-parents des deux côtés étaient professeurs. C’était la culture des études, c’est ça qui te donne un métier, c’est comme ça que tu vas te sentir utile. Tout de suite après, j’avais la chance que le CFPJ, l’école de journalisme à Paris, propose une session qui démarrait début février. Cela a été quand même assez salvateur ! D’un coup, tu passes à autre chose, tu te remets tout de suite dans la vie normale, la vie étudiante.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ton livre « Fuck les complexes » ?

Malika Ménard : J’adore lire depuis toujours. J’ai fait une formation de presse écrite. Donc c’était un petit quelque chose qui était là dans ma tête à trotter en permanence. Quand la maison d’édition m’a contacté, je leur ai proposé plusieurs sujets. J’avais envie de faire une enquête après avoir lu un livre de Leïla Slimani. J’adore lire des romans et j’en avais lu un d’elle. Je l’aime en tant que romancière : il s’agit d’une enquête qu’elle avait fait sur la sexualité au Maroc. Je trouvais ça hyper bien pensé, j’avais donc envie de faire une enquête. Alors, quand Amphora, la maison d’édition m’a contacté, j’ai dit : « Moi j’ai envie de faire une enquête, j’ai envie que ça tourne autour des femmes ». J’ai proposé pleins de sujets, dont celui des complexes, c’est celui qui les a intéressé.

Pourquoi t’es-tu engagée contre la haine en ligne ?

Malika Ménard : Je ne sais pas si je me suis engagée contre la haine en ligne. C’est un petit fort l’engagement, mais c’est vrai que c’est un fait, je commence à en parler sur mes propres réseaux. Ce combat est dénoncé dans le livre par les influenceuses que j’interviewe dedans. Mon livre est autour des complexes, de l’acceptation physique de soi par le prisme des réseaux sociaux. Je suis partie à la rencontre de femmes très influentes, « body positive » et je leur demande ce qu’elles font. Il y a sur les réseaux sociaux beaucoup de haine. Quand tu prends ton téléphone et que tu l’ouvres et que tu te fais agresser comme ça, même si tu as 30 ans, ça reste désagréable. Et c’est vrai. Elles m’ont beaucoup sensibilisé à ça, à ce que je pensais de « normal », à ce que j’avais « pensé tolérer », opter pour un comportement différent.

Que préfères-tu dans ton métier ?

Malika Ménard : Mon métier est multiple. En conclusion, je vis d’influence depuis qu’Instagram a pris cet essor-là J’ai la chance d’avoir plein de rentrées d’argent différentes, de pratiquer un métier  « multiple ». Je vis de l’image, des réseaux sociaux, de l’écriture. J’aime bien le fait de vivre sans routine. Après, cela nécessite d’être bien organisée, ce n’est pas forcément mon cas.

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