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Beyoncé: toutes ces fois où la queen nous a déçus !

Beyoncé toutes ces fois où la queen nous a déçus grande

Au-delà de toutes ses qualités artistiques et de businesswoman, Beyoncé ne serait-elle pas quelque peu surcotée, opportuniste voire hypocrite ? Décryptage

Beaucoup se souviendront encore et toujours du 15 juillet 2018. Forcément, ce jour-là, l’équipe de France remportait la coupe du monde de football. Ainsi qu’une deuxième étoile à broder sur nos maillots bleus préférés. Mais d’autres, comme l’auteure de ces lignes, retiennent la date pour une raison bien particulière. Le concert de Jay-Z et Beyoncé au Stade de France, pardi ! Qu’on se le dise, le show, issu de la tournée « On The Run II Tour » était à la hauteur de toutes les espérances.

Seulement voilà : si votre fidèle serviteur s’est déhanchée comme jaja, elle concède ressentir comme une once de culpabilité. En effet, elle doute parfois de Queen B. Et se demande même si elle n’est pas quelque peu… surcotée. Voire opportuniste ou, allez, osons dire les choses, hypocrite à bien des égards. Calmez-vous, chers lecteurs, on vous voit déjà hurler à l’hérésie ! MCE vous partage le pourquoi de ses suspicions.

Beyoncé et sa position très ferme sur la chirurgie…

S’aimer pour ce qu’on est et pas pour ce que la société et ses carcans voudraient que l’on soit. Voici sans doute l’un des plus fidèles mantras de Beyoncé. La rumeur dit même que c’est en partie à cause de ça que sa relation avec Kim Kardashian est aussi tendue, pour dire les choses avec diplomatie. C’est un fait, la chanteuse aime défendre la noblesse des beautés naturelles. De celles qui n’ont pas été touchées ou plutôt retouchées par un petit coup de bistouri. C’est d’ailleurs peu ou prou tout le message de la chanson Pretty Hurts. Où, à chaque refrain, l’artiste rappelle que « tu ne peux pas corriger ce que tu ne vois pas ; c’est l’âme qui a besoin de la chirurgie ». Un message croquignolet au demeurant qui se révèle, en creusant un peu, assez… fallacieux.

Un simple bond en arrière suffit à nous justifier. Cherchez donc une photo de Queen B aux prémices de sa carrière musicale. Et osez nous dire que son nez est le même que celui d’aujourd’hui. Certes, le visage et les traits changent au gré des années. Et la chanteuse a toujours nié avoir eu recours au scalpel, notamment après ses grossesses. Mais avouez que nous avons réussi à vous faire sacrément douter. Notons enfin qu’il est dommage d’autant blâmer la chirurgie. Bien sûr, celle-ci peut être terriblement dangereuse dans ses excès. Mais une opération, au premier abord esthétique, peut parfois s’avérer réparatrice et donc salvatrice. Plus seulement pour le corps mais aussi pour le moral et l’âme. Eh oui Beyoncé, nous ne sommes pas tous nés avec un physique de déesse grecque ! Pourquoi systématiquement clouer au pilori tous ceux qui souffrent de leur enveloppe corporelle actuelle ?

Beyoncé, un engagement opportuniste ?

Dans la même veine, force est de constater que son combat afro-féministe laisse parfois franchement à désirer. Pour la partie « afro » tout d’abord. Bien sûr nous ne sommes ni dans la tête ni dans le corps de Beyoncé. Mais tout laisse à croire qu’elle s’est réveillée un beau matin en se souvenant qu’elle était le fruit de l’union de deux afro-américains. D’où cet excellent sketch du Saturday Night Live nomme « The Day Beyoncé Turned Black ». Ou « Le jour où Beyoncé est devenue noire » ! Comprenez notre surprise. Pendant longtemps, Beyoncé a cultivé l’image de la beauté caucasienne. Teint toujours plus clair, cheveux toujours plus blonds et raides. Et voilà qu’à présent, sans crier gare, la chanteuse défend les droits des noirs américains (et pas que).

Pur opportunisme marketing ? Difficile à dire, même si, dans tous les cas, l’action reste forcément honorable car profitable. Mais les choses sont-elles véritablement différentes ? Bah oui, regardez donc les dates de sa dernier tournée commune avec Jay-Z. Pas un concert en Afrique n’a été donné ! Culotté, quand on voit à quel point la culture du continent inspire l’art du couple.

Beyoncé, vraiment féministe ?

La transition est toute trouvée pour évoquer ce tandem amoureux et tout-puissant. Qui, romantiquement parlant, n’est pas très exemplaire. C’est que monsieur Z serait infidèle ! On ne saurait trier le vrai du faux, parfait storytelling oblige. Il n’y a bien que Solange, sœur de la belle, pour faire craqueler ce vernis trop parfait. Pour rappel, cette dernière avait frappé son beau-frère dans un ascenseur. Sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Les bruits de couloirs murmurent que Solange ne supporterait plus de voir sa frangine cocue…

Il n’empêche, Beyoncé aurait tout pardonné. Et en a même profité pour signer quelques tubes très inspirés de l’adultère, comme Hold Up. Ca serait donc ça, le féminisme? Oublier l’infidélité si elle ramène de l’inspiration et de facto du pognon ? On vous laisse méditer en sirotant un peu de « Lemonade » – les vrais comprendront.

Mélissa Chevreuil