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Littérature: Une auteure se fait passer pour un homme pour se faire publier !

Littérature: Une auteure se fait passer pour un homme pour se faire publier !
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Catherine Nichols est passionnée de littérature mais elle doit se faire passer pour un homme pour se faire publier!

Catherine Nichols est écrivaine. Dans un essai publié sur « Jezebel », la jeune femme révèle les pratiques sexistes qu’emploient certaines maisons d’édition.

Littérature: Du sexisme dans le monde de l’édition !

Presque 20 après que Francine Prose ait cherché à savoir «si les femmes écrivains étaient vraiment inférieures aux écrivains masculins», dans un essai intitulé « Scent of Ink« , c’est autour de Catherine Nichols de constater une sorte de sexisme morbide dans le monde de l’édition.

Catherine Nichols avait déjà lu beaucoup de livres et d’études sur la place de la femme dans le monde de l’édition, mais jamais elle aurait pensé être victime, un jour,  de sexisme. Et pourtant ! Après avoir essuyé plusieurs refus pour son manuscrit dans de nombreuses agences, l’auteure d’origine américaine a décidé de renvoyer ce même manuscrit sous un pseudonyme masculin. Force est de constater que Gorges, le pseudonyme qu’elle a utilisé, avait beaucoup de réponses favorables et seulement deux refus.

C’est cet hiver que Catherine Nichols a sauté le pas. Elle a d’abord commencé par créer une nouvelle adresse mail sous le nom de Gorges Leyer. Une adresse, qu’elle a utilisé pour envoyer une dizaine de mails à des agents, en glissant dans la description la biographie de l’auteur, et la première page de son bouquin. Par la suite, la belle a envoyé six manuscrits à six agents différents !

Gorges a reçu six réponses !

« Enchanté. Excité. S’il vous plait envoyez moi le manuscrit ! » Et là, ce fut un miracle ! Seulement, 24 heures après, Gorges avait reçu cinq réponses, dont trois demandes de manuscrits et deux rejets. Alors que sous sa propre identité, elle avait seulement eu des réponses défavorables.

Mais Catherine ne voulait pas s’en arrêter là: « Je voulais en savoir plus sur la manière dont les agents perçoivent les auteurs masculins. J’ai donc envoyé cinquante autres propositions de manuscrit sous le nom de George et j’ai obtenu dix-sept demandes. » La jeune femme a tout de même était soulagée de constater que: « Mon roman n’était pas le problème» mais malheureusement, c’était mon prénom qui posait problème » explique-t-elle sur Jezebel.

Photo DR @cassiopeed