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Insectes: ils coûtent plus de 69 milliards d’euros à l’Humanité

Insectes: ils coûtent plus de 69 milliards d’euros à l’Humanité
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Les insectes sont déplaisants à bien des égards. Mais selon une récente étude du CNRS, ils auraient un coût pour la société.

Les insectes coûtent environ 69 milliards d’euros par an au monde. C’est le résultat d’une enquête du CNRS publiée dans la revue Nature Communication. Cette enquête reprend les calculs de 737 articles, livres et rapports rédigés sur le sujet.

Les insectes ont un coût à toutes les échelles

Les insectes ont un coût sur tous les secteurs de l’économie. Aussi bien à cause des dégâts sur les biens et services dont ils sont responsables mais également sur les récoltes et la santé.

Sur les 2,5 millions d’espèces d’insectes recensées, l’enquête du CNRS s’intéresse particulièrement aux dix espèces envahissantes les plus coûteuses.

En première position, on retrouve le termite de Formose. En fragilisant la structure des bâtiments, ce termite est responsable de 26,7 milliards d’euros de dégâts matériels. Juste derrière, les teignes des choux s’attaquent aux récoltes de choux partout dans le monde pour une perte de 4,1 milliards d’euros par an.

Ce sont les récoltes qui sont le plus touchées. On compte environ 40% des récoltes mondiales qui sont endommagées par les insectes. Cela représente de la nourriture pour un milliard de personnes.

Dans le domaine de la santé, on estime à 6,1 milliards d’euros ce que coûtent les maladies transmises par les insectes. L’enquête ne prend cependant pas en compte le virus Zika ou le paludisme et ne s’intéresse pas à l’impact touristique qui en découle.

Des limites à l’enquête

Cependant, comme l’indique Franck Courchamp, directeur de recherche au CNRS, dans le communiqué de l’enquête, il faut prendre ces chiffres avec précautions.

D’abord parce que la plupart des rapports qui ont servi à l’enquête ont été publiés aux Etats-Unis. Il y a très peu de données pour l’Europe et pas du tout en Asie et en Afrique. Ainsi on estime à 24 milliards les pertes en Amérique du Nord mais seulement à 3 milliards en Europe.

Par ailleurs, comme on l’a dit, l’enquête ne s’est intéressée qu’à dix espèces d’insectes, par manque de données. Il y a donc beaucoup d’insectes qui n’ont pas été comptés.

« Comme le ver du cotonnier, pourtant capable de ravager des cultures à plus de 75%. » explique Franck Courchamp.
Enfin, certains facteurs sont difficiles à évaluer. C’est le cas de l’impact sur la biodiversité ou sur la pollinisation. Surtout que, selon l’enquête, les insectes ont toujours représenté un risque pour les cultures, le bétail et la santé de l’Homme.

C’est la mondialisation qui a accentué le phénomène en permettant aux insectes de se déplacer en dehors de leur habitat naturel.