fbpx
Buzz
Partager sur

Genève : Non rémunéré, ce stagiaire à l’ONU dormait sous une tente !

Genève : Non rémunéré, ce stagiaire à l’ONU dormait sous une tente !
Partager sur Facebook

David Hyde à 22 ans. Quand il a su qu'il allait effectué son stage à l'ONU, il en était très heureux. Mais il a vite déchanté : Non rémunéré, il était contraint de dormir sous une tente !

David Hyde, un stagiaire Néo-zélandais de l‘ONU, a été contraint de quitter son job à la suite d’un article qui a fait polémique. Ce lundi, un article paru dans la Tribune de Genève expliquait que le jeune homme de 22 ans était contraint de passer ses nuits sous une tente de fortune. Sur la photo illustrant l’article, on le voit près de son petit abri, sur la rive du lac Léman. Ne disposant pas d’un revenu régulier et n’étant pas rémunéré pour son stage, il n’avait d’autre choix que d’accepter ce mode de vie précaire. Sur les réseaux sociaux, choqués de la situation de David, les internautes se sont lâchés et ont fait enfler la polémique.

Pas de rémunération ni d’aide financière

Tel la majorité des stagiaires travaillant pour l’ONU, David Hyde ne s’attendait pas à autre chose. En effet, les conditions d’embauches sont drastiques : pas de rémunération ni d‘aide financière pour payer un logement, les transports ou les soins médicaux. Le porte-parole de l’ONU, Ahmad Fawzi, précise que cette charte, concernant les stages de six mois, a été validée par l’Assemblée Générale à New York. Pourtant, il y a deux semaines, ce diplômé en relations internationales a décidé d’accepter cette offre. Ces proches, ignorant sa situation financière, l’encourage à accepter ce stage : « Ils m’ont encouragé et quand j’ai reçu la réponse positive, tout le monde était très fier à la maison. L’ONU, Genève, c’est quand même prestigieux. »

« Personne ne m’a forcé à dormir sous une tente »

Ce mercredi, face à la polémique, le jeune homme a décidé de faire une déclaration devant le Palais des Nations, le siège européen de l’ONU, à Genève. Devant la presse, il a déclaré : « Personne ne m’a demandé de partir ou a fait pression sur moi. C’est ma propre décision et j’ai choisi de démissionner parce que je sens que cela serait trop difficile de continuer à me concentrer sur mon travail en tant que stagiaire ».  Avant d’ajouter, pour calmer les esprits : « Je tiens à être clair : personne ne m’a forcé à dormir sous une tente, mais ma propre situation et les conditions de ce stage faisait que c’était la seule possibilité réaliste »

Toutefois, il s’est dit scandalisé par la politique de l’ONU qui prône dans le monde certaines valeurs qu’elle n’applique pas à ses employés.