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Agression: deux roumains soupçonnés d’avoir violé des jumelles sourdes et muettes !

Agression: deux roumains soupçonnés d’avoir violé des jumelles sourdes et muettes !
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A Bois-Colombes, deux roumains sont soupçonnés d’avoir violé des jumelles sourdes et muettes

Le 28 janvier 2012, des jumelles sourdes et muettes de 33 ans ont accusé deux roumains de les avoir violées dans un appartement de Bois-Colombes. Les deux hommes ont partiellement reconnu les faits.

Des voisins découvrent les jumelles dans les escaliers

Il semblerait que les jumelles aient rencontré leurs agresseurs présumés devant un café de Bois-Colombes. Les deux roumains venaient de passé une soirée en boîte de nuit, et « ils venaient de se rendre compte que le chantier sur lequel ils travaillaient habituellement était fermé ce jour-là » explique Nolwenn Rannou, l’avocate d’un des deux accusés. Elle poursuit : « ils ont donc décidé de prendre un café avant de rentrer chez eux ». A l’intérieur du café, les sœurs sont mise en confiance par une connaissance commune et acceptent de suivre les deux hommes jusqu’à leur appartement situé dans la rue Claude-Mivière. Au bout de quelques heures, des voisins intrigués par des bruits découvrent les deux jeunes femmes dans l’escalier de l’immeuble. Ils appellent immédiatement la police.

Une communication difficile

Isabelle Clanet est l’avocate qui va défendre les jumelles. Afin de faciliter les choses, la cours d’assise de Nanterre a sollicité un interprète en langue des signes. Mais l’avocate des sœurs semble perplexe : « je ne vois pas à quoi il va bien pouvoir servir ». Nathalie Catan, l’avocate de l’un des deux accusés explique que « le problème, c’est que les sœurs sont sourdes, muettes et analphabètes. Elles ne maîtrisent pas la langue des signes. Il est donc compliqué de savoir ce qu’il s’est exactement passé ce jour-là ». Effectivement, il est difficile de communiquer avec les victimes. Les jumelles sont arrivées en France en 1992 à l’âge de dix ans. Leur mère espérait les faire suivre par les médecins français mais selon la tante des jumelles il n’y a pas eu de prise en charge. Ce serait par manque d’argent que les fillettes ont été privées de l’apprentissage de la langue des signes. « Mon client reconnaît en partie les faits », explique Nathalie Catan avant d’ajouter : « mais rien n’est clair. Nous avons au moins cinq ou six versions différentes dans le dossier. Comment pourrait-il en être autrement ». Du côté de la défense Isabelle Clanet explique que « l’évocation des faits est très compliquée pour mes clientes. Elles ont développé une espèce de langage propre. Elles communiquent essentiellement par onomatopées, cris et mimes ». C’est donc pour cette raison que l’avocate a demandé à la cour d’assises que les débats se tiennent à huis clos. Selon elle, ce serait la seule façon pour que ses clientes « témoignent dans des conditions sereines ». En ce qui concerne les présumés violeurs, ils risquent jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle pour viol sur personne vulnérable.