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Cannabis : la police va expérimenter des moyens de détection plus efficaces

Cannabis : la police va expérimenter des moyens de détection plus efficaces

En fin d'année, la police va expérimenter un nouveau système de dépistage de cannabis au près des automobilistes. Plus rapide et moins coûteux il devrait considérablement faciliter les contrôles

Dans quelques jours, les autorités françaises vont passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre la conduite sous l’influence de cannabis. A la fin de l’année les policiers bénéficieront d’un nouveau test de dépistage lors des contrôles sur le bord des routes. Le test sera plus rapide, plus simple et moins coûteux.

Le test de dépistage actuellement utilisé est très handicapant pour les policiers : ils font d’abord un test de salive et, si le résultat se montre positif, ils doivent alors se rendre à l’hôpital avec l’automobiliste incriminé afin de réaliser un prélèvement sanguin. Les forces de l’ordre suspendent leurs opérations de contrôle sur d’autres automobilistes pour escorter la personne à l’hôpital, faire sa prise de sang puis revenir explique l’un des responsables de la Mildeca, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Un test salivaire beaucoup plus rapide

Le test consistera en un premier prélèvement salivaire sur place, suivi d’un deuxième si le premier se révèle positif qui sera immédiatement envoyé en laboratoire. Une véritable économie de temps, de moyens humains et financiers selon la Mildeca. Avec ces tests salivaires qui viennent simplifier la donne, on va pouvoir procéder à des contrôles ciblés qui permettront assurément de faire baisser la courbe de l’accidentalité explique l’association 40 millions d’automobilistes.

La mortalité routière augmentée par le cannabis

Le cannabis multiplierait de de 1,8 les chances d’accidents. En 2013, 23% des personnes impliquées dans des accidents de la route comportaient des traces de stupéfiant dans le sang. La Mildeca rappelle en outre que la conduite sous influence de cannabis est passible de 2 ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende. En outre, la date à laquelle a été consommé ne changerait rien : Peu importe si le joint a été fumé deux jours ou deux heures avant. Au regard de la loi, si le test est positif, il s’agit de la même infraction précise la Mildeca.

Photo ©DDM N. Saint-Affre

Source : Metronews