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Cannes 2014 : le baiser qui fâche

Cannes 2014 : le baiser qui fâche

En faisant la bise au président du festival de Cannes 2014, Leila Hatami, actrice iranienne et membre du jury, choque profondément son pays dirigé par l'Islam

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 67e édition du festival de Cannes 2014 (en anglais), Gilles Jacob, président du festival reçoit Leila Hatami, une célèbre actrice iranienne, comme membre du jury. Les deux professionnels se sont fait la bise, probablement par politesse, et s’attirent les foudres des autorités iraniennes, pour avoir remis en cause la chasteté des iraniens.

Cannes 2014 frise l’incident diplomatique

En Iran, le vice-ministre de la Culture, Hossein Noushabadi a qualifié dimanche cette attitude comme étant inappropriée à l’image de leur pays, de leur savoir vivre, et de leurs croyances religieuses. Selon lui, elle est sensée représenter le pays à l’international. En agissant de la sorte, elle décrédibilise complètement les convictions les plus profondes de son peuple. Il s’explique sur le sujet en affirmant: Qu’elle soit artiste ou non, la femme iranienne est le symbole de la chasteté et de l’innocence, donc une telle attitude n’est pas conforme à nos principes religieux .
Même si l’actrice a une brillante carrière de notoriété mondiale, elle n’est pas au dessus des lois islamiques mises en vigueur depuis plus de 30 ans. L’une des principales règles à respecter est l’interdiction pour une femme du moindre contact entre elle et un homme étranger à son noyau familial proche.
Les responsables iraniens sont très à cheval sur les lois islamiques, comme le port du voile notamment aussi, car ils craignent qu’à l’avenir, les jeunes puissent se détourner des dictats de l’ayatollah pour un mode de vie plus à l’occidental.

Gilles Jacob, président du festival de Cannes 2014 se justifie

L’actrice a été mal vue certes mais le président du festival de Cannes 2014 a lui aussi été montré du doigt par les médias iraniens qui n’ont pas apprécié cette initiative.
Pour se justifier, Gilles Jacob s’explique sur Twitter en affirmant qu’avec cet acte il s’agissait pour lui, de saluer l’intégralité du cinéma iranien, représentée par Mme Hatami, et non de faire la bise à une femme pour bafouer les convictions religieuses iraniennes. Il ajoute aussi: Cette polémique basée sur une coutume habituelle en Occident n’a donc pas lieu d’être.

© Photo: Canal+

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