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Snapchat: pourquoi on adore autant le filtre pour changer de genre !

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Stars comme anonymes craquent pour ce filtre Snapchat changeant les garçons en filles et vice-versa, ce qui pique de facto notre curiosité.

Pour beaucoup, l’application était désuète. À cause d’Instagram et ses stories, empiétant sur son territoire. De ses mises à jour peu intuitives, forçant Kylie Jenner a snobé le logiciel. Mais Snapchat n’a pas dit son dernier mot, et compte bien nous rendre toujours aussi accro grâce à sa meilleure arme. Ses filtres, pardi ! Très souvent renforcés par des effets flambant neufs, l’un d’eux connaît juste son petit succès sur la toile. Normal : il réalise bien des fantasmes, puisqu’il nous permet de nous voir avec le sexe opposé !

Snapchat inverse les genres, et malgré quelques écueils, c’est plutôt réussi !

Alors OK, ce n’est pas non plus la trouvaille du siècle. Pas mal de sites, ou même de jeux Facebook, permettaient déjà de nous projeter dans le genre opposé. Mais rarement toutes ces pages web ou apps n’avaient proposé un résultat avec tant de maestria. Et surtout, en instantané. Ainsi, les femmes voient leur visage épaissi, ou au contraire émacié pour avoir une mâchoire taillée à la serpe. Bien sûr, la pilosité en prend un coup et se voit, pour les plus brunes, doublée voire triplée de volume. Quand d’autres, blondes ou rousses, devront se contenter d’un modeste bouc pas toujours du meilleur goût.

C’est peut-être l’un des petits bémols du filtre Snapchat d’ailleurs. Une fois rôdé à l’exercice, on devine aisément le résultat, Snapchat devant répondre à quelques algorithmes bien précis. Enfin, autre petit détail qui n’en est pas un, l’application a encore quelques difficultés à gommer les cheveux. Votre fidèle serviteur s’est pliée à l’exercice mais avait omis sa petite tresse, en hommage à Cersei Lannister (ahem). Résultat : la tresse est restée, proposant un petit côté Pascal Obispo tout ce qu’il y a de plus chic (non).

Les hommes, eux, se retrouvent sublimés par le filtre

Evidemment, les hommes aussi veulent se voir en femmes et ont, pour ce faire, leur propre filtre. L’injustice paraît alors bien grande ! Rares sont les filles qui arrivent à obtenir un joli résultat une fois « masculinisées » par le logiciel. Alors que les hommes, eux, se transforment en bombes. Il faut dire que l’app Snapchat ne lésine pas sur l’effet make-up, presque mis à la truelle, et aux longs cheveux de sirènes. Un effet moins « too much » aurait été meilleure, car autant les filles se reconnaîtront en hommes… autant l’inverse, beaucoup moins (même si, trop fiers du résultats, les mâles ne l’avoueront jamais).

On ne saurait dire combien d’individus se sont prêtés au jeu mais chose sûre, la hype est bien là. Même nos stars favorites, comme Miley Cyrus (qui ressemble à Joe Jonas) s’y sont essayées. Les raisons du succès n’ont pourtant rien d’énigmatiques. De nature, l’être humain est curieux et ne cessera sans doute jamais de se demander « comment c’est, de l’autre côté ? » Et cela, sans tomber dans l’analyse de comptoir.

Snapchat: Quid du filtre « bébé » ?

Tabou pour les uns, fantasme pour d’autre, se voir avec le genre inverse que celui qui nous a été donné à la naissance reste très excitant. Cercle vicieux (ou vertueux, c’est selon), la viralité du filtre Snapchat attise l’intérêt à son égard. Quand tous les copains ou collègues s’y mettent, forcément, nous aussi on a envie de voir à quoi on pourrait bien ressembler avec le sexe opposé. Johnny Depp ? Charlize Theron ? Jean-Marie Bigard ?

Un tel succès qu’on en oublierait presque l’autre nouveau filtre « bébé » qui transforme nos traits en poupon. Si l’effet est tout aussi réussi et récréatif, il lasse bien plus vite. Les modifications du visage qu’il propose sont plus limitées : joues rosies et joufflues, yeux guimauves, oui, on en devient tous adorables. Et c’est bien là le problème : peu ou prou tout le monde obtiendra le même résultat. Ce qui ne permet aucune comparaison avec les autres, ce qui est moins complexant certes, mais aussi peu convivial. De plus, retrouver ses traits de chérubin n’est pas aussi stimulant ou piquant que de se voir avec le sexe contraire.

Et pendant ce temps sur Tinder… un faux profil créé par le filtre cartonne

Vous pensez qu’on exagère ? À peine, hélas ! Ainsi, un utilisateur anglais de l’app, trop satisfait de son apparence féminine, a eu la fausse bonne idée de s’inscrire sur Tinder avec sa « nouvelle identité ». Jake Askew, âgé de seulement 20 ans, s’est vu noyé sous les milliers de likes, des centaines de matchs et tout autant de messages tendancieux. Si le résultat est bien sûr loin d’être désagréable à regarder, sa popularité est tout sauf étonnante. D’aucuns le savent, l’offre et la demande sur les plate-formes de dating ne sont en rien égales. Et il y a une majorité écrasante de profils masculins, si bien que souvent, ce sont à eux de payer pour avoir accès à certains avantages (comme sur AdopteUnMec.com).

Un test Snapchat qui on l’espère, s’arrêtera à la simple petite expérience socio et ne dépassera pas le cadre de la cruauté. Pour rappel, certains usagers des apps de rencontres recherchent une vraie relation. Voire, soyons fous, le grand amour.

Mélissa Chevreuil