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La précarité des étudiants a explosé en 15 ans

Les étudiants ont une situation financière de plus en plus précaire. Les aides de l’Etat ne suffisent pas à couvrir tous leurs frais.

La précarité étudiante touche de plus en plus de jeunes. Aides et allocations ne suffisent plus.

Le constat est alarmant.

De plus en plus de jeunes vivent dans une situation de précarité lorsqu’ils entrent dans les études supérieures. En Belgique comme en France, beaucoup d’étudiants déplorent leur manque de moyens financiers.

Ce vendredi à Bruxelles, syndicats, associations, et politiques ont décidé de se réunir suite à l’appel de la Fédération des étudiants francophones. 500 participants devraient arriver pour dénoncer la précarité des étudiants. En cette journée internationale des étudiants, leur but est de révéler au grand jour cette précarité étudiante qui touche de plus en plus de jeunes.

Les étudiants expliquent en effet manquer de moyens pour financer leurs études, payer leur loyer, faire les courses,… Beaucoup doivent travailler en parallèle de leurs études pour sortir la tête de l’eau. Le président de la Fédération des étudiants francophones dénonce : « L’émancipation des jeunes passe souvent par la case précarité et ce n’est pas normal. »

Le coût de la vie étudiante a augmenté, mais pas le budget des étudiants.

Des étudiants dans le rouge

Entre le logement, les frais de scolarité, les transports,… il faut compter entre 8 000 et 10 000 euros l’année en étude supérieure. Sans compter bien sur les tarifs pratiqués dans les écoles privées. En Belgique, le CPAS (aide pour les étudiants) a vu ses demandes explosées en 15 ans. 27 000 étudiants y ont eu recours en 2016.

En réalité, les allocations d’études sont trop basses par rapport au coût réel de la vie étudiante. Et l’appauvrissement des familles n’aide pas.

Certains parents ont du mal à gérer financièrement, et redoute le moment des études supérieures de leur enfant. Enfin, ce manque de moyen amplifie l’effet d’auto-censure des étudiants. Certains jeunes issus de milieu modeste se ferment eux-mêmes les portes de certaines écoles, pensant que c’est un univers réservé aux riches. Et bien souvent, ils manquent également d’information sur les formations proposées.