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IVG: les adolescentes dont la mère a avorté ont tendance à avoir recours à cette pratique à leur tour

Selon une étude, les adolescentes qui ont une mère qui a avorté auraient tendance à avoir recours à cette pratique à leur tour. Et la quantité semble également passée de mère en fille.

D’après une étude récente, les adolescentes dont la mère a avorté ont tendance à avorter également. Du coup, les chiffres de l’IVG augmentent.

 

L’IVG de mère en fille

L’avortement deviendrait presque une pratique héréditaire. C’est le constat alarmant d’une nouvelle étude. En effet, les mères qui avortent ont alors des filles qui souhaitent recourir à l’IVG à leur tour. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une envie d’imiter la mère. Mais cela laisse à penser que la contraception n’est pas le sujet le mieux connu par leurs enfants. Pourtant, l’avortement peut être dangereux. Et il n’est pas inutile de rappeler que ce n’est en aucun cas un moyen de contraception.

Et cette tendance à l’IVG concerne également le nombre d’avortement. Ainsi, plus le nombre d’avortements chez la mère est élevé, plus il le sera chez sa fille. Les chercheurs évoquent ainsi une tendance intergénérationnelle à l’avortement.

L’étude a été menée par une équipe de scientifiques au Canada, à Toronto. Et le constat est alarmant. Il semblerait que la probabilité d’avoir recours à l’IVG est davantage importante si notre mère y a eu recours par le passé.

Plus de 431 600 filles ont participées à cette étude. Et plus de 73 000 d’entre elles ont eu recours à l’IVG, tout comme leur mère.

Des raisons sociales

Pour expliquer ce phénomène, les scientifiques se penchent davantage vers des raisons sociales. En effet, ces avortements ont dans la plupart des cas lieu avant 15 semaines. Cela montre donc que ce n’est pas dû à une anomalie du fœtus.

Les raisons se trouvent principalement dans le fait que ces jeunes filles connaissent dans leurs vie de plus dures épreuves. Il peut par exemple s’agir de mauvais résultats scolaires, d’une séparation de leurs parents, etc.

Mais pour une étude plus approfondie, il faudrait également prendre en compte le rôle et la situation du père dans ces familles.

Parmis les pays développés, rappelons qu’on compte chaque année près de 6,7 millions d’avortement. Et la grande majorité concerne des adolescents de moins de 19 ans.