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Humiliations et comas éthyliques: Le bizutage responsable de la mort de plusieurs jeunes aux Etats-Unis !

Humiliations et comas éthyliques Le bizutage responsable de la mort de plusieurs jeunes aux Etats-Unis grande

Rituel d’intégration et bizutage semblent être particulièrement dangereux aux Etats-Unis. Deux jeunes sont décédés suite à une soirée.

Aux Etats-Unis comme partout, les jeunes font la fête. Mais il y a des soirées d’intégration qui mène au bizutage et même…à la mort.

Bizutage: Lutter contre ce fléau

Les soirées d’intégration sur les campus américain mènent très souvent au bizutage. On pourrait trouver cela normal. Désormais, même en France, les écoles ont une soirée d’intégration prévu dans l’agenda. Et le bizutage qui va avec, évidemment. Mais certaines de ces soirées tournent mal. Aux Etats-Unis, on compte déjà deux morts, des suites d’une soirée bien trop arrosée. Alors pour lutter contre ce fléau, les universités tente d’abord de le comprendre. Les autorités se pensent même impuissante face à tous ces événements. Personne ne semble vraiment pouvoir éradiquer le bizutage, tant il semble plaire aux jeunes. Ils n’accepteraient jamais qu’on leur supprime leur soirée de l’année. Comme si leur vie sociale comptait plus que…leur vie tout court.

Deux noms…

Si le sujet revient sur toutes les bouches, c’est parce que le débat a été relancé depuis quelques mois. En février dernier, Timothy Piazza, étudiant américain, a perdu la vie. Il avait beaucoup bu, lors d’une fête de son campus en Pennsylvanie. Il s’est blessé gravement, en tombant des escaliers à deux reprises. Durant ses 12 heures d’agonies, personne autour de lui n’a su réagir. Il est décédé d’une rupture de la rate et d’une hémorragie interne, suite à cette soirée. Cette souffrance a été rendu publique, car filmée par des caméras de surveillance. Sa mort est alors devenu un cas de société.

Maxwell Gruwer, jeune étudiant de 18ans, est lui aussi décédé dans le même contexte. Il est conduit à l’hôpital, après une soirée sur son campus de Louisiane. Les médecins le retrouvent avec plus de 6 fois la limite légale d’alcool autorisée dans le sang. Dix étudiants seront amenés devant les tribunaux, pour être responsable de sa mort.

L’université de Timothy Piazza souhaite faire bouger les choses. Grâce à elle, le Congrès américain a proposé un projet de loi. La loi REACH, qui oblige désormais les campus à reporter publiquement les incidents liés au bizutage.

Le bizutage, presque une normalité ?

Le rituel d’intégration est très enraciné dans la vie des campus américains. En quittant le cocon familial à 18ans, les jeunes souhaitent avant tout s’intégrer dans leur nouvel environnement. L’alcool est pourtant illégal avant 21ans, mais ils ne semblent pas tenir compte de cette interdiction. Les soirées permettent alors aux jeunes d’être accepté dans un réseau de connaissance et d’entraide. Même si pour certains jeunes, l’entraide ne semblait pas au rendez-vous… Selon une étude, 55% des étudiants américains ont déjà subi des pratiques de bizutages. On compte parmi elle la consommation d’alcool, l’humiliation, l’isolement, et même l’abus sexuel.

En France, le phénomène semble également arriver. Les universités tentent d’aborder le problème et de le résoudre, avant qu’il ne prenne autant d’ampleur que chez nos voisins américains