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Contraception hormonale: elle peut augmenter de 20% le risque de développer un cancer du sein !

Contraception hormonale elle peut augmenter de 20% le risque de développer un cancer du sein grande
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Selon une nouvelle étude, la prise d’une contraception hormonale augmenterait de 20% le risque de développer un cancer du sein.

Il existerait bien un lien entre contraception hormonale et cancer du sein. Mais il faut rester prudent.

Nouvelle polémique autour de la pilule

Selon une nouvelle étude publiée dans le New England Journal of medicine, la prise d’une contraception hormonale augmenterait de 20% le risque de développer un cancer du sein. Pilule, patch et même anneau vaginal pourrait donc vous faire développer ce cancer. Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont fait participer 1,8 millions de femmes. Soit toutes les danoises de 15 à 49 ans n’ayant pas eu de cancer ni de traitement contre l’infertilité. Et selon les scientifiques, 11 517 cas de cancer du sein ont été recensés.

En fait, le risque est surtout dû à une prise de la contraception sur une période trop longue, notamment de plus de 10 ans. Ainsi, le risque de développer un cancer du sein passerait à 38%. Et selon l’Institut national du cancer, le risque ne peut revenir à la normale que 10 ans après avoir arrêté de prendre l’une de ces contraceptions.

Un risque lié à la durée

Mais le risque touche aussi les femmes qui prennent la pilule depuis peu de temps. Notamment en ce qui concerne la prise d’une pilule oestroprogestative dans l’année qui précède. Ainsi, ces femmes verraient leur risque de développer un cancer du sein bondi à 50% de plus par rapport aux femmes qui ne l’ont jamais prise.

Mais les Instituts tiennent à rappeler les effets bénéfiques de cette contraception sur d’autres cancers : cancer de l’endomètre, de l’ovaire, du colon.

De plus, le risque de développer un cancer du sein augmente avec l’âge. Et pour Marc Espié, directeur du Centre des maladies à l’hôpital Saint-Louis à Paris, il n’existe pas forcément de lien de cause à effet. Il explique : « il y a un surdiagnostic chez ces femmes sous pilule puisqu’elles consultent régulièrement et sont mieux dépistées. »

Alors il vaut mieux rester prudent, mais ne pas prendre peur.