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Campus: Une fille sur deux est victime de sexisme en école d’informatique

Selon une enquête, 53% des filles en école d’informatique avouent avoir déjà été victimes de sexisme au quotidien.

Une fille sur deux serait victime de sexisme ou même de harcèlement dans les écoles d’informatique.

Un manque de mixité

En pleine libération de la parole des femmes suite au scandale Weinstein, de nouvelles révélations de harcèlement voient le jour. En effet, plus d’une fille sur deux admet avoir déjà été victime de sexiste en école d’informatique.

Cette étude a été réalisée par Social Builder et publiée ce mardi 28 novembre, suite à l’affaire de l’Ecole 42. Social Builder est une start-up qui aide les acteurs du numérique afin d’attirer davantage de femme dans ces filières. En fait, le principal problème vient d’un manque de mixité. En effet, on compte seulement 10% de filles dans ces filières, et uniquement 30% de femmes dans ce milieu professionnel.

Cette enquête révèle donc un constat alarmant. Le sexisme est bien une réalité dans ce milieu, pour la majorité des filles.

En effet, 7 femmes sur 10 déclarent avoir déjà été l’objets d’agissements sexistes au cour de leur formation. Cela passe par des blagues, mais aussi des remarques sur leurs compétences, et encore pire : par du harcèlement sexuel. Pour 31% des filles sondées, le sexisme passe quotidiennement par l’humour. Et cela rend l’ambiance de leur formation pesante. Et du côté des garçons, la parole ne change pas. Ils sont 58% à avoir déjà été témoins d’agissements sexistes.

Un cercle vicieux qui enferme les filles dans le sexisme

Du coup, un réel cercle vicieux se forme : moins de filles veulent faire ces formations à cause de l’ambiance sexiste. Les filles s’empêchent même de rejoindre ces formations, ne se sentant pas capable de les réussir.

Elles sont 67% à penser qu’elles manquent de légitimité pour faire ces études. Pourtant, le numérique comporte beaucoup de métiers d’avenir. Selon des experts en Allemagne, le métier d’ingénieur informatique ou de développeur devrait accroître de 60% d’ici 2030. Tandis que les métiers de l’administration, souvent occupés par des femmes, devraient baisser de 15%.