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Les asexuels, ceux qui n’aiment pas le sexe

A l’heure où le sexe occupe une place prépondérante dans notre société, on célèbre aujourd’hui la première journée de l’asexualité. Être asexué, un choix personnel ?

A l’aube de la loi pour le Mariage pour Tous, l’orientation sexuelle n’a jamais été autant d’actualité. Homosexuels, bisexuels, hétérosexuels, c’est au tour des asexuels de faire entendre leur voix. On pourrait en premier lieu penser à une blague. En effet, le 26 avril est la première journée destinée à ceux qui ne ressentent pas de désir. Si cette orientation concerne une minorité, elle est pourtant bien existante et très peu reconnue par notre société. Les sexologues conseillent souvent à ces personnes d’attendre « le déclic ». Et pourtant, depuis leur tendre enfance, ils sont complètement désintéressés du sexe. Loin d’être dégouté contre l’idée d’une sexualité épanouie, ils n’arrivent simplement pas à ressentir de pulsions ou d’intérêt…

Une orientation sexuelle qui n’empêche pas d’être amoureux

Ce manque d’appétit sexuel ne résulte pas d’un choix personnel. De là, il se différencie de l’abstinence sexuelle. Désormais en France, l’AVA (l’association pour la visibilité asexuelle) compte de plus en plus de membres qui n’ont jamais osé parler de ce manque de désir. Une minorité qui existe pourtant bel et bien. Des gens qui culpabilisent de ne pas être « comme tout le monde », allant même jusqu’à s’inventer une vie de peur d’être incompris par leurs proches. Ignorés de la société, L’AVA est une chance pour eux : L’objectif est de se faire entendre, sans être réduits au ridicule ou au sensationnel, explique Paul, fondateur de l’association.

Aux Etats-Unis, l’asexualité est prise très au sérieux même si elle ne concerne qu’1% de la population.

S. C.