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L’excitation sexuelle peut se lire dans le cerveau

L’excitation sexuelle peut se lire dans le cerveau
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À l’occasion de la semaine nationale sur le cerveau qui se tient jusqu’au 17 mars, des chercheurs de l’Inserm expliquent qu’il est possible de lire le désir et l’excitation sexuelle dans le cerveau

Difficile de cacher nos émotions quand notre cerveau parle pour nous. Il est désormais possible de lire le désir sexuel dans cet organe : il passe par l’activation de zones cérébrales communes à tous les individus quels que soient leur sexe.

A l’occasion de la semaine nationale du cerveau qui se tient jusqu’au 17 mars, des chercheurs de l’Inserm ont dévoilé leurs recherches et expliquent que la seule différence réside dans les stimuli visuels. Ainsi, les personnes ne réagiront pas en même temps devant des photos érotiques. Cependant, même s’il peut y avoir des variations d’une personne à l’autre, on retrouve les mêmes grandes lignes, a précisé à l’AFP Serge Stoléru, le psychiatre en charge de l’étude.

Les mystères du désir sexuel

On ne peut pas montrer une pulsion, mais on peut voir les modifications qui se passent dans le cerveau au moment de l’excitation, précise le psychiatre. Ces recherches ont été facilitées par le progrès des techniques de la neuro-imagerie : l’IRM ou la tomographie permettent d’avoir des vues en 3D de l’activité du cerveau.

Mais le désir sexuel est loin d’être facilement lisible. En effet, l’excitation se traduit par différents facteurs comme les émotions, la motivation et les réactions physiques. Chacune de ces données vont activer une région spécifique du cerveau. Le cortex orbito-frontal, situé au-dessus de l’œil, va s’activer à la vue d’images sexy. En revanche, quand il s’agit d’imaginer des gestes érotiques, ce sont d’autres lobes du cerveau qui vont « s’allumer ».

Mieux encadrer les pédophiles

A terme, ces découvertes devraient permettre de mieux cerner les personnes atteintes de troubles de la sexualité comme les pédophiles ou les délinquants sexuels. Certaines études ont montré qu’à la vue de photos d’enfants, ce sont les mêmes zones du cerveau qui s’activent que les personnes attirées par un adulte.

Mais cela ne signifie pas que la personne qui a cette activation du cerveau va passer à l’acte, ni que celle qui ne l’a pas ne passera pas à l’acte, nuance le professeur Serge Stoléru.

F. G.