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Instagram: le réseau social peut-il vraiment exister sans ses likes ?

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En cachant le nombre de likes par post, Instagram compte bien faire descendre le stress et la pression de tous ses influenceurs !

Imaginez. Un monde où qu’importe le contenu de vos posts Instagram, le nombre de « likes » ne serait plus visible aux yeux de toutes et tous. Chatons mignons dormant dans une boîte à chaussures. Couple marchant main dans la main sous des étoiles filantes. Résultat de vos dernières sessions shoppings ou petit aperçu de votre « summer body »… Nope. Rien à faire. Aucune de ces photos/vidéos n’aura le nombre de petits cœurs qu’elle a suscité auprès de vos abonnés. Pour certains, il s’agirait d’un doux rêve, bannissant le diktat de la popularité virtuelle. Quand, pour d’autres, ce changement serait ni plus ni moins qu’au cauchemar, enterrant leur e-réputation. Reste qu’au-delà des chimères et théories, cela pourrait bien devenir une réalité…

Une mise à jour encore en phase test

En effet, Instagram a récemment lancé une vague de tests en ce sens. Aussi, certains usagers peuvent d’or et déjà profiter (ou subir, c’est selon) cette modif. Les chanceux/malheureux tirés au sort ne voient plus le nombre de cœurs lâchés ici et là sur leur feed. Juste les noms des généreux fans donneurs de likes. Vous n’avez rien observé de tel pour le moment ? Normal : le test est pratiqué en Australie, en Italie, au Brésil ou aussi au Japon. Mais ne concerne pas l’hexagone.

Si cette nouveauté trouver la faveur des « cobayes », elle pourrait toutefois être mise en place et arriver chez nous. Et donc, de facto, permanente. Une mise à jour qui pourrait s’avérer utile, voire parfaite. On le sait, le cœur de cible d’Instagram est jeune, très jeune. Et donc influençable. Vous seriez surpris des effets néfastes d’un post qui flop, récoltant une poignée chiche de likes – pour ne pas dire aucun. « Nous espérons que ce test otera la pression du nombre de likes qu’un message peut recevoir. Afin que vous puissiez vous concentrer sur le partage de ce que vous aimez ». Voici la volonté du géant de l’image, comme l’a confirmé Mia Garlick. C’est la directrice de Facebook Australie et Nouvelle-Zélande. (Pour mémoire, car encore beaucoup l’ignorent, Instagram appartient à Facebook).

Instagram veut décomplexer ses utilisateurs

Une volonté qui a du sens et qui est même géniale. Fans réguliers (ou non) d’Instagram, soyez honnêtes – oui, nous vous prenons carrément à partie. N’êtes-vous pas sous pression d’une certaine exigence. D’un nombre de likes à obtenir ? Ne cherchez-vous pas le meilleur filtre possible. L’horaire le plus adéquat pour partager vos souvenirs ? (Ah, le sacro-saint dimanche, jour qui rapporte le plus de comm selon la rumeur…) Ne complexez-vous donc jamais quand vos amis cumulent plus de cœurs grâce à des tranches de vie pourtant aussi simples que les vôtres ? Vraiment, cette mise à jour ôterait un poids, en plus de rendre plus simple les relations et partages.

Nos photos et vidéos, moments de joie ou de stupeur que nous souhaitons partager avec notre « public » seront ainsi plus simples et honnêtes. On cessera d’effacer la cellulite et de raboter les nez. De peur de souffrir d’une dictature perfide. En effet, le like Instagram est fourbe, au contraire du comm négatif, franc et direct. Car c’est par son absence ou sa présence en quantité faible qu’il exprime l’échec.

Au fond, l’initiative est très simple et même déjà appliquée en quelque sorte. Eh oui : on ne voit rien de la popularité des stories de nos amis. Nous ne voyons que le nombre de visiteurs des nôtres. Au mieux, des études ont prouvé qu’environs 10% de nos abonnés consultaient tous les jours nos stories.

Les stars des réseaux sociaux devraient garder leur juteux monopole

Néanmoins, on en imagine déjà qui feraient vraiment la tête : les stars des réseaux sociaux. C’est un fait, la plateforme est aussi et surtout une vitrine géante façon télé-shopping 2.0. Comment ceux-ci pourraient bien multiplier les partenariats (plus ou moins assumés, plus ou moins rentables) dont ils ont le secret ? Eh bien pas de panique. Si le like disparait, il reste omniprésent. Autrement dit, Instagram les verra encore et pour cause. Ces petits cœurs sont précieux pour son fameux algorithme. Sans eux, ils ne pourront plus proposer à ses utilisateurs un contenu pertinent sur son fil d’actu.

On ne pourra alors plus parler d’effet buzz (sauf si vraiment les mêmes posts sont proposés à tous les adeptes. Là on saura qu’il y a anguille sous roche)… À l’inverse, pour ceux qui se servent l’outil comme une source de billets verts, la mention « j’aime » sera un véritable outil de négo. Même si un doute demeure : les géants du réseau social ne s’inquiètent-ils vraiment que de notre santé mental ? Ou cherchent-ils à remplacer le like par un autre outil plus moderne, inter-actif et donc efficace ? Wait and see…

Mélissa Chevreuil