« English By Yourself » : apprendre l’anglais différemment et surtout gratuitement !
Le 10 février 2012 à 10:00
Pas très « fluent » en anglais ? Pour ceux qui souhaitent démarrer ou se perfectionner dans la langue de Hugh Grant, le CNED a lancé le 7 février avec le soutien du Ministère de l’éducation nationale, le site internet « English By Yourself »
Mon cobaye : Valentine, 26 ans, pas bilingue pour un penny. Le problème avec les débutants, c’est qu’ils sont un peu atteints du syndrome Séguéla. En gros, ils sont persuadés que ne pas parler anglais avant 25 ans c’est comme de ne pas avoir de Rolex avant 50 ans. Bref, c’est clairement avoir raté sa vie. La seule solution : lui faire faire un test de niveau proposé gratuitement et facultativement par le site. Au programme un QCM en anglais, of course, et des dialogues à écouter. Le but étant évidemment d’évaluer le niveau complet de l’apprenti Shakespeare en grammaire, en compréhension orale et en compréhension écrite. Une fois le test achevé, le verdict tombe. Soit vous êtes parmi les « débutants », soit parmi les« intermédiaires », soit parmi les « avancés ». Et dans ce dernier cas, on se demande bien ce que vous venez faire sur ce site alors que vous pourriez discuter de la situation conflictuelle en Syrie avec David Cameron, à cet instant précis.
Bref, vous l’aurez deviné, pour la Valentine la sentence n’est pas surprenante, elle est « Débutante A1″, soit le premier niveau. En gros, le seul David anglophone avec qui elle peut pour l’instant converser c’est David Charvet. Et oui, au moins celui-là , on est à peu près sur qu’il parle français correctement. Ou pas.
To be or not to be « motivé », that is the question. Une fois le verdict annoncé, le site affiche des « formations conseillées ». Et surprise, la plupart sont payantes. Pas glop. En cliquant sur le contenu proposé, on est redirigé sur le site de la boutique du CNED et là , on vous annonce enfin la couleur. 259 euros la formation de 40h. Encore moins glop.
Valentine va donc devoir se consoler avec les exercices et les contenus proposés gratuitement sur le site. Et pour le coup, ils donnent plutôt envie. Car en s’inscrivant, elle a du définir son profil. En indiquant son âge, son sexe et ses centres d’intérêts (« séries TV », « musique » et « art de vivre »), « English By Yourself » lui a sélectionné des contenus écrits et audiovisuels avec des thèmes collant à son profil. Au programme : un article sur l’album posthume d’Amy Winehouse ou encore une vidéo enseignant la préparation d’un perfect english breakfast. Les plus téméraires s’y rendront régulièrement pour se perfectionner. Les autres moins motivés ou découragés, surement par l’absence de professeur et de suivi s’en retourneront à leur franglais »jeanclaudevandammien ». Mais avec des contenus ciblés et actualisés régulièrement, histoire de s’immerger au mieux dans la culture anglo-saxonne, English by Yourself reste une bonne initiative, incitative et ludique à souhait. Et surtout, une alternative réjouissante à l’indigeste « Brian is in the kitchen ».
Céline Lapompe-Paironne


