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Attentats de Paris: pour Jean Paul-Ney « les services de renseignements ne sont pas des magiciens »

Attentats de Paris: pour Jean Paul-Ney « les services de renseignements ne sont pas des magiciens »
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Les attentats de Paris ont été une véritable prise de conscience de la situation. Mais il ne faut pas négliger le travail des services de renseignements.

Frappée par les attentats, Paris s’est réveillée avec une plaie ouverte. Dans la nuit de vendredi à samedi, 132 personnes ont trouvé la mort dans les rues de la capitale. Si cette douleur est nouvelle, elle est aussi une véritable prise de conscience de la part des Français. Contrairement aux attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercasher, cette fois-ci, c’est la France dans son ensemble qui a été touchée. « Ils ont visé la musique, des terrasses de café et de restaurant, un stade de football… Ils ont visé le monde de vie des Français », explique le journaliste Jean-Paul Ney à MCE. Cette violence a eu comme effet, un impact d’une lutte anti-terrorisme des services de renseignements, souvent sous-estimés face à la menace.

Les services de renseignements ont déjoué plusieurs attentats en France

« Les services de renseignements ne sont pas des magiciens, ce qu’ils vivent, c’est du concret », explique Jean-Paul Ney à Ma Chaîne Etudiante. Pour le journaliste, « leur travail c’est comme les trains, quand il partent à l’heure, on n’en parle pas ». Pourtant, selon le journaliste, huit à neuf attentats ont été évités depuis ceux de Charlie Hebdo, « dont un encore d’une importance encore inégalée », ajoute Jean-Paul Ney. Pour lui, ce qui s’est produit est notamment lié à la politique française, on prend des coups mais on ne répond pas. Pour le journaliste, il a fallu 132 morts pour que des actions soient prises en compte et que des perquisitions soient menées.

Les réseau sociaux au coeur de l’information

Mais quel est le meilleur moyen de lutter contre le terrorisme. Pour Jean Paul Ney, il faut dissocier « le contre-terrorisme qui agit avant que la bombe explose, et l’anti-terrorisme qui passe à l’action après l’explosion ». Le journaliste explique à MCE qu’il faut maintenant intégrer le contre-terrorisme dans l’acte citoyen afin de faire changer les mentalités et créer une plateforme d’alerte terrorisme. « Il faut voir l’impact qu’a eu la publication de l’avis de recherche de Salah Abdeslam. 40 000 retweets, 300 000 partages, des diffusions sur tous les médias… Les forces de l’ordre doivent se servir des réseaux sociaux comme d’un média puissant », explique Jean-Paul Ney à Ma Chaîne Etudiante.

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