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Front National: le parquet de Paris se saisit de l’affaire des assistants parlementaires

Front National: le parquet de Paris se saisit de l’affaire des assistants parlementaires
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Le parquet de Paris saisit un juge d’instruction pour enquêter sur l’affaire des assistants parlementaires du Front National.

Le Front National est mis en cause dans une enquête judiciaire. Les justices française et européenne accusent le parti d’abus de confiance et de travail dissimulé.

Le Front National employait des faux assistants parlementaires

Abus de confiance, recel d’abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux… Voici les chefs d’inculpations dont est accusé le Front National.

Le parquet de Paris vient de saisir un juge d’instruction pour enquêter sur le travail des assistants parlementaires également employés par le parti. Une information judiciaire avait déjà été ouverte le 15 décembre dernier.

C’est une affaire qui dure depuis près de deux ans. En mars 2015 Martin Schulz, le président du Parlement européen, saisit l’Office Européen de Lutte Anti-Fraude. Il accuse le Front National de déclarer des assistants parlementaires rémunérés par l’Union européenne alors qu’ils travaillent aussi pour le parti.

Selon Le Point, il avait ainsi déclaré qu’un assistant parlementaire ne peut pas également avoir des fonctions au sein d’un parti national. Christiane Taubira, alors Garde des Sceaux est également saisie de l’affaire.

L’enquête continue

Le parquet de Paris ouvre alors une première enquête préliminaire pour ce qu’il considère être un financement illégal de parti politique. En février 2016 une dizaine de perquisitions sont effectuées dans les rangs du parti. Notamment au siège du parti et dans les bureaux de son ancien président, Jean-Marie Le Pen à Saint Cloud (Hauts-de-Seine).

Au total près d’une vingtaine d’assistants parlementaires des eurodéputés frontistes sont dans la ligne de mire de la justice. En juin 2016, Bruxelles réclame un dédommagement de la part de Jean-Marie Le Pen à hauteur de 320 000 euros selon Le Monde.

Quant à Marine Le Pen elle est condamnée à rembourser 298 000 euros au Parlement européen en décembre dernier.

Depuis le début de l’enquête, le parquet de Paris a élargi son champs d’action. Désormais il enquête sur toutes les campagnes électorales menées par le parti depuis que Marine Le Pen en a pris la présidence en 2011.

La dernière campagne municipale est notamment sous le feu des projecteurs. En effet Walleran de Saint-Just, trésorier du parti, et Jean-François Jalkh ont été renvoyés en correctionnel. Ils sont mis en cause dans l’affaire des surfacturations de kits de campagne obligatoires.

Mise à jour à 12h20 : Marine Le Pen a déclaré « Nous faisons l’objet de persécutions. »

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