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Culture
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Jok’air: Un mauvais garçon au coeur tendre [Interview]

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Il investissait les scènes en compagnie de ses deux acolytes au sein de la MZ. Aujourd'hui Jok'air rappe en solo. Confidences au micro de MCE.

12h30, le rendez-vous est donné. Jok’air arrive sur les terrasses de Arista France chez Sony, son label de musique. Des dreads blondes qui lui tombent sur les yeux, un petit sourire gêné, l’artiste tire les dernières lattes de sa cigarette et s’installe. Le jeune rappeur, ex-membre de la MZ sort tout juste de l’hôpital. Il se sent pourtant d’attaque à relancer la machine.

« Je compte tourner plus de clips dans mon pays d’origine, la Côte d’Ivoire »

Il revient de Côte d’Ivoire où il a tourné son dernier clip en ligne « Indépendante » en feat avec Debbie Sparrow. « C’est mon pays d’origine » lance-t-il. « Je compte y retourner beaucoup plus souvent et tourner d’autres sons là-bas ». Cette musique évoque une histoire d’amour, sujet phare de ses chansons et d’une femme qui travaille dur pour consacrer son temps libre à sa relation amoureuse.

Dans Abdomen, Jok’air n’a pas peur de montrer sa blessure amoureuse

Si Jok’air affiche des femmes aux formes voluptueuses dans ses clips, il se dit pourtant sensible et très respectueux. On remarque d’ailleurs sa tendresse dans « Abdomen », où il assume se montrer blessé et écorché par une femme. « Si elle est partie c’est à cause de la musique. Et encore aujourd’hui elle me prend beaucoup de temps, je le sais », avoue-t-il.

« La dope, j’en prends car je suis un garçon qui s’ennuie très facilement »

L’artiste prend beaucoup de plaisir à traiter les relations homme/femme mais ce n’est pas le seul sujet où il se sent concerné. « La dope », autrement dit, la drogue revient souvent dans ses sons entraînants. Il avoue en consommer pas mal « car il est jeune et il espère arrêter avec le temps ». Si sa conso est régulière c’est parce qu’il « s’ennuie vite et cela lui permet de l’oublier ».

De nombreux tatouages pour ancrer des choses que le temps n’effacera pas

Oublier le quotidien, oublier le temps qui passe. Jok’air tente tout de même d’ancrer des choses marquantes de sa vie et pour cela il a choisi les tatouages. Il en a un peu partout sur le corps. On retrouve par exemple un portrait de sa maman sur l’épaule, plusieurs têtes de morts ou un écriteau sur le torse « Big Daddy Jok ». Au sein de l’émission d’OKLM, il s’est aussi fait tatouer une tête de Félix le chat, car son deuxième prénom est Félix.

« La MZ était devenue une machine à fric, on ne prenait plus aucun plaisir »

10 ans de rap au sein de la MZ, Jok’air en garde de bons souvenirs mais pas que. Il dénonce le fait qu’une amitié ait tournée en business « machine à fric ». « On était potes à la base, mais sur les dernières années les gens ne savent pas qu’on se retrouvait seulement au studio », dit-il. Dehmo, Hache-P et lui faisaient des titres ensemble, mais c’est tout. « C’était devenu une collaboration », révèle-t-il.

Jok’air annonce la couleur de sa mixtape prévue en juin avec son EP gratuit

Jok’air n’est plus vraiment en contact avec les deux autres membres mais « leur souhaite tout le meilleur ». Il est resté avec Davidson, producteur et manager de l’ancien trio. Les autres ont préféré couper les ponts. « Je me sens beaucoup plus apaisé maintenant », explique Jok’air.
L’artiste a sorti un EP 7 titres gratuit « Big Daddy Jok » afin de « donner l’eau à la bouche » pour sa prochaine mixtape prévue pour juin 2017.

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