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APB: la plateforme ferme la liberté aux études pour tout le monde

APB: la plateforme ferme la liberté aux études pour tout le monde
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La plateforme APB est-elle en train de fermer accidentellement les études à certains ? C'est possible quand on voit que 17 000 inscrits n'ont toujours rien.

C’est un chiffre alarmant… Sur APB, la plateforme d’orientation post-bac, 117 000 jeunes néo-bacheliers n’ont pas encore validé leurs affectations pour leur cursus d’études supérieurs l’année prochaine. Si certains d’entre eux attendent la dernière phase d’admission d’APB qui se déroulera le 14 juillet prochain, d’autres sont dans une situation plus délicate. En effet, 17 000 étudiants selon le ministère de l’Education Nationale n’ont aucune place malgré l’obligation d’une filière libre à l’université. Filière libre signifie que le seul prérequis pour entrer dans ce cursus, c’est le Bac.

Ces 17 000 jeunes sont donc sur liste d’attente et attendent sans pouvoir faire grand chose la décision finale d’APB. Une situation délicate mais surtout angoissante quand on sait que le baccalauréat n’a plus la même importance. Aujourd’hui, le diplôme est avant tout un passeport pour les études. Des études qu’on refuse aux jeunes avec le système APB.

APB ferme l’accès aux études pour tous

Liliana Moyano, la présidente des parents d’élèves de la FCPE, n’en croit pas ses yeux dans une interview au Parisien. « C’est quand même extravagant que la croissance démographique que nous envient nos voisins en Europe devienne un problème », déclare-t-elle. Ajoutant par la suite que « ce sera pire l’an prochain. Tout le monde le sait. Et à force de non-vision, de non-action, on est en train d’installer un non-droit à la poursuite d’études pour nos enfants ».

Mais le vice va encore plus loin. Alors qu’on parle de système méritoire dans l’Education Nationale en France, qu’en est-il ? Alors que certaines filières en sont réduites à pratiquer des tirages au sort faute de place. Quel message est envoyé aux générations futurs qui vont intégrer l’université française? APB devient alors une hantise et une crainte qui va accentuer la fracture sociale et un sentiment de fermeture de l’éducation supérieure.

La sélection à l’université, la solution ?

APB devient donc un mythe malsain au sein même du cocon familiale. Un objet censé faciliter l’orientation mais qui semble devenir une institution élitiste. « On dirait que l’administration protège le code source d’APB comme un secret d’Etat », confiait récemment Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur. Si bien que le gouvernement souhaite mettre fin au système des tirages au sort et donc éviter les universités surbondées… Mais aussi résoudre le problème du taux d’échec en premier année de licence. Est-on en droit de penser que l’université va devenir sélective ? Les présidents d’universités ont déjà tranché à Reims pendant la campagne présidentielle… Une proposition qui avait trouvé échos dans les oreilles d’un candidat… Emmanuel Macron.

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