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Une étude de l’Université d’Helsinki démontre l'existence de l'apprentissage pré-natal

Une étude de l’Université d’Helsinki démontre l'existence de l'apprentissage pré-natal
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Et si vous aviez commencé à apprendre vos premiers mots avant même de sortir du ventre de votre mère ? Ce n’est pas du tout de la science-fiction ainsi que des travaux de recherche d’une équipe de l’Université d’Helsinki viennent de le prouver

Le sujet passionne les scientifiques depuis quelques décennies: le foetus est-il en mesure d’apprendre des choses encore in utero ?

Satisfaisant aux fantasmes de pré-sélection à la Bienvenue à Gattaca, une équipe d’étudiants-chercheurs finlandais a su montrer que c’était bien un fait.

Quand le foetus retient des mots

Comme nous le rappelle slate, on avait déjà pu apporter la preuve que le foetus était capable d’enregistrer des chansons, des bribes de mots ou encore reconnaître des tessitures de voix.

Publiée dans la revue spécialisée Proceedings of the National Academy of Sciences, l’étude placée sous la direction de l’universitaire Eino Partanen s’est basée sur un panel de 17 femmes enceintes. La méthode était plutôt simple: passer à chacune d’entre elles une brève séquence sonore contenant un mot inventé, Tatata, le tout 6 voire 7 fois par semaine et ce au long de leur 3ème trimestre de grossesse.

Si parfois la séquence est jouée en version légèrement modifiée, une telle régularité expose les petits cobayes à pas moins de 25 000 écoutes de la séquence en question.

Des pistes pourraient s’ouvrir du côté de l’apprentissage du langage

Hé bien lorsqu’on a repassé la bande aux bébés une fois nés ayant pris part à l’expérience, une activité neuronale a été détectée! Le plus fou est qu’en-dehors de ce signal de reconnaissance, les nourrissons se montraient en mesure d’en traduire les variations quand elles étaient introduites par les chercheurs, mobilisant alors davantage les fonctions d’apprentissage.

Les applications pratiques semblent immenses, et le responsable de l’étude pourrait presque déjà parler d’une petite révolution pour les sciences cognitives si de telles expériences étaient amenées à être conduites dans le domaine de l’appréhension du langage, ainsi que pourrait se dessiner la perspective de résoudre des problèmes de dyslexie.

T. C.

Sources : slate , wrcbtv , medicalxpress.com

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