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Amour et homosexualité: est-ce vraiment différent de l’amour hétéro ?

Amour et homosexualité: est-ce vraiment différent de l’amour hétéro ?
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Longtemps considérées comme tabou, les relations homos ou lesbiennes s'assument désormais davantage. L'amour homosexuel est-il différent de l'amour hétéro ?

C’est une histoire vieille comme le monde. Un garçon qui aime un garçon. Une fille qui désire une autre fille. Sans que personne aujourd’hui encore ne sache pourquoi, certains d’entre nous ne sont pas « programmés » pour aimer une personne de l’autre sexe. Ce qui les fait décoller, ce qui les rend tout chose, ce qui leur donne des papillons dans le ventre, ce sont des individus du même genre qu’eux.

L’ homosexualité est en somme aussi mystérieuse que l’hétérosexualité. Elle ne s’explique pas, elle ne se commande pas. Et s’il est parfois difficile, lorsqu’on commence à peine sa vie amoureuse, de réaliser que l’on s’inscrit dans cette « minorité », plus vite on accepte cette évidence et plus on a des chances d’être heureux !

L’ homosexualité, une évidence souvent depuis l’enfance

« J’ai toujours su, je crois, que j’étais homosexuelle, raconte Sandra, 25 ans. A six ans déjà, alors que mes copines voulaient que leurs Barbies trouvent des Ken, moi j’imaginais les miennes dormir ensemble. Et plus j’ai grandi, plus je me suis inventé des histoires où mes barbies ne faisaient pas que dormir ensemble ! ». Pour Sandra, le processus d’acceptation a été assez long. Elle a essayé dans un premier temps de lutter contre cette homosexualité.

En sortant avec des garçons. « Quand un garçon m’embrassait, sa langue dans ma bouche me dégoutait. Quand j’ai couché pour la première fois avec un petit copain, à 18 ans, je n’ai rien senti, à part la douleur. Forcément, j’étais sèche et crispée. Zéro désir ».

Et puis un jour, Sandra rencontre Zoé, sur les bancs de la fac. « Le coup de foudre. Pas besoin de se parler, de se dire les choses. On a passé un cours entier à se regarder. Elle est venue me voir à la fin et m’a proposé un ciné le soir même ». Et là, Sandra a compris ce qu’était le désir. « Quand sa main a frolé la mienne, j’ai ressenti un courant électrique des reins jusqu’au cou. Et quand plus tard on s’est embrassées, j’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais ! ».

L’amour lesbien n’exclut pas la pénétration

Pour Sandra, qui a connu l’amour hétéro et qui désormais ne pratique que l’amour lesbien, « au lit, finalement, c’est assez semblable ». Bien sûr, deux filles ensemble ne se pénètrent pas. Tout au moins pas avec un pénis. Mais elles se servent de ce que la nature leur a donné. Leurs mains, leur bouche, leur clitoris. « Il y a la même nécessité d’avoir des préliminaires, les mêmes compatibilités ou incompatibilités. » Il ne faut pas se fier aux fantasmes véhiculés par les films érotiques destinés aux hétéros que l’homosexualité féminine excite : deux femmes qui font l’amour ensemble ne se contentent pas de se carresser les seins.

L’amour lesbien n’exclut pas les cunilingus, la pénétration à l’aide des doigts ou de godemichés, les positions diverses et variées ! « Par contre à la différence des hétéros, les lesbiennes font en général très attention à leurs ongles qu’elles portent court, histoire de ne pas blesser leurs partenaires », glisse Véronique, 45 ans.

Homosexualité: Se protéger, un impératif !

De leur côté, les hommes gays ont eux aussi des rapports sexuels qui ne diffèrent pas tant que ça de ceux des hétéros. La pénétration est anale – ce qui peut aussi arriver entre des personnes de sexe opposé – les rapports bucco-génitaux font eux aussi partie de la panoplie. Contrairement aux préjugés, tous les gays n’ont pas un rôle forcément prédéfini de passif (celui qui est pénétré) ou d’actif (celui qui pénètre). « Je passe facilement de l’un à l’autre », confie Gilles, 28 ans. « Au départ, je pensais être uniquement actif. Jusqu’à ce que je rencontre un homme dont je suis tombé raide dingue et qui m’a fait découvrir les joies de la pénétration ! ». En revanche, prévient-il, contrairement aux hétéros, les gays ne peuvent que très difficilement se passer de lubrifiant, l’anus étant une zone moins « humide » que peut l’être le vagin. « Une bonne pénétration se prépare », résume Gilles.

Surtout, bien que le Sida soit une maladie dont on parle moins aujourd’hui grâce aux progrès des traitements, elle reste mortelle et fortement contraignante. Sans parler des autres MST. Si les hétéros doivent bien sûr eux aussi se protéger, l’homosexualité rime d’autant plus avec préservatif. Non seulement parce que la population homosexuelle est davantage touchée par le Sida mais aussi parce que la transmission est favorisée par les rapports anaux, en raison des saignements plus fréquents dans cette partie du corps.

Attention, les lesbiennes elles aussi doivent se protéger. Lors de rapports bucco-génitaux, il existe un risque de transmission également, même si l’homosexualité féminine présente néanmoins moins de risque de contamination. Sachez en tous cas qu’il existe des préservatifs féminins qui n’empêchent pas le plaisir…


Les facettes de l’amour: Amour et homosexualité… par MCETV