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Amour et hiérarchie, une relation qui peut rimer avec contentieux !

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En théorie, mieux vaudrait ne jamais commencer. Amour et hiérarchie ne font pas bon ménage, pour la simple et bonne raison d’ailleurs que certaines relations […]

En théorie, mieux vaudrait ne jamais commencer. Amour et hiérarchie ne font pas bon ménage, pour la simple et bonne raison d’ailleurs que certaines relations peuvent même finir devant un tribunal. Certes, depuis les lois Auroux de 1982 relatives aux libertés des travailleurs dans l’entreprise, rien n’interdit les relations amoureuses au bureau. Les médecins quant à eux ne sont pas forcément condamnés parce qu’ils ont une relation avec un(e) patient(e).

Mais gare aux histoires qui finissent mal. Certains amants éconduits peuvent alors estimer avoir été contraints, du fait de la supériorité hiérarchique de leur ex. Par conséquent, la première chose à faire pour qu’amour et hiérarchie ne rime pas avec contentieux, c’est d’être au clair sur le consentement de part et d’autre.

Une relation qui doit souvent se vivre dans l’ombre

Si tel est le cas, aucune raison de s’interdire une relation sous prétexte qu’elle se noue avec une personne ayant un ascendant sur soi. Un ascendant qui peut d’ailleurs souvent être élément déclencheur ! Oedipe mal digéré, parents absents, besoin d’être « pris(e) en main », les raisons ne manquent généralement pas pour expliquer cette attirance pour un supérieur hiérarchique.

Nadia, 25 ans, est ainsi tombée folle amoureuse d’un de ses profs de fac. « Il avait 35 ans, une prestance hors du commun en cours et une intelligence qui m’a fait fondre. » Au départ, son enseignant a résisté.

« J’allais le voir régulièrement pour lui demander des conseils dont je n’avais pas besoin. Je crois qu’il a très vite compris que ce qui m’intéressait, c’était lui. Mais il gardait ses distances. Mais après un pot avec les élèves de ma promo, il m’a raccompagnée et on est tombés dans les bras l’un de l’autre. » Très vite, ce qui n’était qu’un béguin d’étudiante se transforme en histoire passionnelle. « Il fallait nous cacher, pas question que le doyen de la fac l’apprenne. Même si j’étais majeure, il avait peur pour sa carrière. Quand j’ai été diplômée, on a enfin pu vivre notre amour au grand jour. Et on s’est mariés ! »

Attention à l’abus de pouvoir

Si pour Nadia l’histoire se termine bien, pour Cécile en revanche, son histoire d’amour avec son patron a été « dévastatrice ». « Je suis tombée amoureuse d’un homme, mais aussi d’une fonction. Ce qui m’attirait chez lui, c’était son autorité. Ça m’excitait qu’il soit mon supérieur hiérarchique, je dois avoir un petit côté maso. Mais le problème, c’est qu’il en a profité. Pour obtenir pas mal de choses de moi au travail. Il se justifiait en m’expliquant qu’il ne pouvait pas me privilégier, sinon on l’accuserait de favoritisme.

Et puis un jour, il s’est intéressé à une autre. Et moi je me suis sentie une moins que rien. J’ai fini par quitter la boite parce que le voir tous les jours était au dessus de mes forces ».

Ne pas confondre amour et admiration

Attention aussi à ne pas confondre amour et admiration. L’exemple le plus fréquent est celui du fameux « transfert » que font tous les patients ou presque d’un(e) psychologue. C’est le principe même de la thérapie : projeter sur son thérapeute des sentiments que l’on peut confondre avec de l’amour mais qui concernent généralement une autre personne, voire soi même. Théoriquement, le code de déontologie interdit aux psys de céder aux avances de leurs patients. Car même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’une relation hiérarchique, on ne part pas sur un pied d’égalité avec son médecin, encore moins avec son psy.

Alors qu’on ignore tout de lui, ce dernier sait des choses de nous qu’on n’a en général dites à personnes. De quoi pouvoir aisément nous manipuler ou faire pression. « C’est tentant de succomber à la tentation », témoigne le docteur F., jeune généraliste. « On est médecin, on n’en reste pas moins homme ». « J’ai déjà été séduit par certaines patientes, comme je l’aurais été par des femmes rencontrées dans un autre contexte. Mais je m’interdis tout rapprochement. C’est contraire au code de déontologie de l’ordre des médecins et j’aurais l’impression d’abuser de ma position. Le médecin est souvent vu par les gens comme une figure presque paternelle, ça fausse tout ! »

Sortir de la relation hiérarchique pour s’aimer sur un pied d’égalité

Quelle que soit la position hiérarchique de celui ou celle dont on tombe amoureux, il faut donc s’assurer que les sentiments dépassent la fonction. Et savoir se protéger d’une éventuelle domination dont on ne pourrait ensuite pas se défaire. Et si l’amour est réel et partagé, dans l’idéal, pour que cela dure, il vaut mieux faire en sorte de se retrouver sur un pied d’égalité, en sortant justement de cette relation hiérarchique. C’est ce qu’a fait Sylvie.

Jeune maitre de conférence, elle est tombée amoureuse d’un de ses élèves. « Il n’avait que trois ans de moins que moi, l’âge n’était pas un problème. En revanche, je n’étais pas à l’aise pour corriger ses copies ! » Dès la fin de l’année, Sylvie a fait une demande pour changer d’université. Désormais, elle et son compagnon sont un couple « normal ». « Ce qui ne m’empêche pas de jouer à la prof parfois, parce que je crois que ça l’excite un peu !!! »


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